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Mars 2010 : élections régionales

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Mars 2010 : élections régionales



Les électeurs français vont être appelés à choisir leurs conseillers régionaux les 14 et 21 mars prochain dans le contexte d’une crise, dont les activités financières et spéculatives sont responsables, et dont les salariés sont les premières victimes. Sans s’impliquer dans les choix électoraux, la CGT entend intervenir dans les débats liés à ces échéances qui ont des répercussions économiques et sociales importantes pour les salarié(e)s , les retraité(e)s , les demandeurs d’emplois et leur famille.

Depuis maintenant près de 30 ans, les processus de décentralisation notamment en 1982 et 2004 se sont accompagnés de transferts de compétences aux collectivités territoriales, notamment au sein des régions, sans moyen y afférant.

C’est ainsi que désormais les Conseils Régionaux interviennent sur la formation professionnelle, l’apprentissage, la gestion des lycées, les transports régionaux de voyageurs…

Ils construisent les schémas régionaux de développement économique, s’engagent également sur l’enseignement supérieur, la culture, l’environnement…

La CGT a multiplié les initiatives auprès des Conseils Régionaux au cours du mandat qui s’achève pour la mise en place de fonds régionaux pour l’emploi, pour une amélioration significative du dialogue social en territoire, pour une intervention publique au service de la formation, de l’emploi, de l’activité économique, du développement des services publics, de l’aménagement du territoire.

Selon les régions, des dispositions nouvelles répondant en partie à nos revendications furent mises en place par les exécutifs régionaux.

Trois objectifs gouvernementaux se concrétisent actuellement au sein du Parlement et du Sénat avec des incidences extrêmement importantes pour les collectivités territoriales, les salarié(e)s et toute la population :
- La suppression de la taxe professionnelle dès cette année 2010 rencontre l’opposition frontale des collectivités locales et de notre organisation syndicale. Les collectivités territoriales représentent près de 75 % des investissements publics dans notre pays. Elles interviennent dans des domaines essentiels : économie, transports, action sociale, éducation, culture… Avec quels moyens demain continueront-elles à jouer leur rôle ? Dans les faits, les ménages seront mis à contribution en lieu et place des entreprises. En effet ces entreprises ne contribueront plus à la solidarité en territoire. C’est inacceptable.
- La réforme des collectivités territoriales fait l’objet d’un âpre débat. Sous couvert de simplification des structures territoriales. Le Gouvernement procède à une restriction majeure des lieux de démocratie que représentent les communes, départements et régions en voulant les fusionner. Au fond, il s’agit pour l’Etat de décider des choix stratégiques territoriaux et de réduire les capacités d’intervention démocratiques des populations et de leurs organisations.
- La réforme générale des politiques publiques (RGPP) mise en place depuis 2007 se conjuguera selon les annonces du Président de la République et du Gouvernement avec une politique de rigueur visant sous couvert de réduire les déficits publics, à affaiblir l’engagement et l’investissement publics indispensables à la satisfaction des besoins économiques et sociaux.

La politique pour y parvenir, qui résulte de choix pour remodeler de façon profonde la société française, fera l’objet d’un bras de fer majeur entre le gouvernement et notre organisation syndicale.

Le Gouvernement entend accélérer la diminution du nombre de fonctionnaires, la réduction des budgets des services publics, la remise en cause des conquêtes sociales comme la retraite à 60 ans tout en continuant à développer une politique d’exonérations fiscales et sociales ou de crédits d’impôts à destination des entreprises et des contribuables les plus riches.

Pour la CGT, au contraire, s’attaquer aux déficits publics suppose une réforme de la fiscalité, la suppression du bouclier et des niches fiscales, la remise à plat de toutes les exonérations au profit des employeurs et de remettre enfin les richesses créées par le travail au service de l’emploi, du travail et de sa reconnaissance, de la protection sociale et des services publics.

Sur l’ensemble des dossiers économiques et sociaux, la CGT formule des propositions, prend des initiatives pour s’opposer résolument aux projets gouvernementaux et patronaux. La CGT travaille pour que dès le mois de mars, un grand mouvement social unitaire se concrétise.

La crise que subissent les salariés et leur famille, la population dans sa diversité et dont, ils ne sont en rien responsables, nécessite des choix politiques, économiques et sociaux radicalement différents de ceux mis en œuvre au cours des dernières décennies.

La CGT appelle tous les salarié(e)s, retraité(e)s, privé(e)s d’emploi à participer massivement aux scrutins lors des élections régionales.



Article mis en ligne le 11 février 2010 par Laurent

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