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Représentation des salariés des TPE : la CGT et cinq organisations claquent la porte !

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Représentation des salariés des TPE : la CGT et cinq organisations claquent la porte !



Cet après-midi, la CGT a quitté la séance de délibération sur l’avenir des "Institutions Représentatives du Personnel" qui se déroulait au MEDEF. Il s’agissait de protester contre l’attitude du MEDEF et de la CGPME dans le dossier de la représentation des salariés des très petites entreprises (voir notre déclaration ci-dessous).

Les autres organisations syndicales ont également choisi de quitter cette réunion.

L’UPA, quant à elle, a vivement critiqué le comportement du reste du patronat dénonçant l’hégémonie des grandes entreprises sur le dialogue social et déclarant que le ciel de la démocratie sociale s’assombrissait.

Voici ce que la CGT a déclaré en ouverture de séance :

"Aujourd’hui même, le projet de loi sur le dialogue social dans les TPE doit venir en débat à l’Assemblée nationale. Après le passage en Commission des affaires sociales, le texte consacre la non mise en place de toute forme de représentation collective des salariés des TPE, fut-elle facultative et soumise à un accord collectif avec le patronat.

La CGPME et le MEDEF peuvent donc sabler le champagne puisque leur lobbying pressant aura porté ses fruits. Cela ne peut qu’en rajouter sur les affaires de collusion entre le pouvoir politique et le pouvoir économique.

Nous avons déjà dénoncé la démarche choquante de ces organisations qui, non seulement, ne respectent pas l’engagement contractuel, mais vont même jusqu’à en combattre un début de mise en œuvre.

Mais pire encore est l’argumentaire utilisé pour atteindre ce but. Dans les PME, le dialogue social pourrait se réduire au rapport individuel du salarié à l’employeur, toute forme de représentation collective étant bannie et, a fortiori, le droit des salariés à y exercer une activité syndicale !

Au-delà de la mise en œuvre de la position commune et de la loi du 20 août 2008, c’est une insulte à l’égard de l’ensemble du syndicalisme et un mépris vis-à-vis des salariés des TPE.

Dans ce moment, la CGT considère que les conditions d’une délibération sur l’avenir des IRP ne sont pas réunies. La CGPME et le MEDEF ne peuvent pas, d’une part, exclure le syndicalisme et prétendre discuter honnêtement de sa représentation dans les entreprises.

Cette affaire démontre clairement que la question de la représentativité patronale ne pourra plus être éludée.

Nous quittons donc la séance."

Ce soir, les parlementaires auront le choix entre se plier à nouveau au lobbying de la CGPME et du MEDEF, ou suivre les six organisations qui prônent un meilleur dialogue social pour les salariés des TPE.



Article mis en ligne le 7 juillet 2010 par Laurent

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