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Conférence de Cancun sur le climat : des avancées mais le chemin est encore long

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Conférence de Cancun sur le climat : des avancées mais le chemin est encore long



La 16ième conférence de l’ONU s’est achevée le 11 décembre 2010 sur un accord. Le processus multilatéral de lutte contre le réchauffement climatique sous la responsabilité des Nations Unies en est consolidé. C’est un revers pour ceux, poussés par le lobbying du commerce et de la finance, qui rêvaient à son implosion.

Le résultat reste loin du compte pour réellement relever le défi du réchauffement climatique, mais il traduit néanmoins des signes d’avancées :
- L’objectif de réduction du réchauffement climatique est confirmé à 2°c. Sans dispositions supplémentaires à la hauteur, cet objectif pourrait rester chimère. Le texte ouvre la possibilité de prolonger les engagements pris à Kyoto en 1996 par une deuxième période d’engagements dans le cadre de ce même protocole de Kyoto qu’il légitime ;
- L’accord issu de Cancun ne comporte toujours pas de dispositions contraignantes et juridiquement opposables. Cependant, apparaissent, pour la 1ière fois, des procédures de vérification et de contrôle, de transparence et de responsabilisation acceptées par les pays développés comme par ceux en développement ;
- L’adaptation au changement climatique fait l’objet de nouveaux axes d’actions, dont l’amorce d’une lutte contre la déforestation, première cause d’émissions de CO2, et de transferts de technologies propres vers les pays en développement afin d’accroître leurs capacités. Reste, sur ce point, qu’aucun mécanisme de régulation et de lutte contre le dumping social et environnemental, dans un commerce globalisé, n’apparaît sérieusement ;
- Les sources de financements restent floues et loin d’une maîtrise publique nécessaire. La création « d’un fonds vert » doté de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, dont 30 d’ici 2012 est novatrice. Elle peut, d’autant plus, constituer un premier pas que seule la gestion technique en reviendrait à la banque mondiale. La gouvernance politique sera assurée par un conseil d’administration à parité entre pays riches et pays pauvres. Si les actes confirment l’accord, un pas sera franchi dans la démocratisation de l’usage des fonds alloués. Il ne suffit pas, cependant, d’ouvrir un compte, il faut l’abonder.
- Le volet social lié au travail et issu de Copenhague, retiré du texte en ouverture de négociation est réintégré. La référence à une transition juste vers une économie bas carbone, au travail décent et à l’emploi de qualité pour tous est explicitement faite, ce qui en renforce laa portée. C’est là une victoire syndicale à l’actif du syndicalisme mondial, structuré et coordonné avec la CSI.

L’accord de Cancun n’en reste pas moins déséquilibré. La CGT partage la demande de la CSI aux gouvernements d’élever leur niveau d’ambitions et de retourner rapidement en négociation pour corriger ces déséquilibres, combler les lacunes et faire de Durban, en 2011, un débouché significatif, juridiquement contraignant, ambitieux pour le climat et le social.

L’avis des travailleurs doit être entendu sur la formation, les qualifications et sur les reconversions d’emplois pour assurer la transition juste. La question de droits nouveaux pour les salariés, afin qu’ils puissent peser sur les choix stratégiques des entreprises et groupes, est également posée avec acuité. Les résolutions syndicales cohérentes adoptées par la CES en Europe et par la CSI dans le monde, dans la perspective de Cancun, restent nos exigences vers Durban.

La CGT, qui revendique un Développement Humain Durable, appelle à renforcer la démarche et l’action pour un nouveau modèle de croissance. Le système économique et les modalités et finalités de production sont en cause. En changer les fondements reste incontournable pour contenir le réchauffement climatique, permettre une adaptation des pays les plus vulnérables, avec émancipation de leurs populations et garantir les financements.



Article mis en ligne le 21 décembre 2010 par Laurent

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