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Liberté pour Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière et leurs 3 accompagnateurs

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Liberté pour Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière et leurs 3 accompagnateurs



Déclaration commune de la CGT et du Syndicat National des journalistes CGT

Un an après leur enlèvement, les deux journalistes de France 3 sont toujours otages en Afghanistan.

Le 30 décembre 2010, cela fera une année entière que Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, journalistes de France 3, et leurs trois accompagnateurs afghans, ont été enlevés dans la vallée afghane de la Kapisa par un groupe de talibans.

Partis en Afghanistan pour un reportage dans le cadre de l’émission "Pièce à convictions", ils ont été capturés il y a un an et sont depuis retenus en otages pour avoir fait leur métier d’informer le monde sur la guerre d’Afghanistan. Ils l’ont fait en toute indépendance, hors des voies officielles pour la dernière partie de leur reportage, sans être des journalistes "embedded" (au sein d’une unité militaire).

Cela leur a valu d’être cloués au pilori par l’entourage élyséen. D’abord un mur de silence a entouré l’enlèvement de deux reporters.

Puis ce fut le tour des critiques acerbes venant tant du porte-parole de l’UMP de l’époque Frédéric Lefevbre que du Secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant ou du chef d’Etat major alors en place le général Jean-Louis Georgelin, dénonçant tant les risques pour leurs recherches pris par les militaires français que les coûts de l’opération !

Grâce à leurs nombreux soutiens, la chape de plomb a été brisée et leurs noms sont enfin apparus dans les médias, comme cela avait été fait pour d’autres journalistes otages, au Liban ou en Irak. Le décompte des jours de détention dans leur cachot a été égrené quotidiennement pour qu’"on ne les oublie pas".

Manifestations, pétitions ont été organisées partout en France.

Le SNJ-CGT, parmi d’autres, s’est mobilisé pour affirmer sa solidarité avec nos deux confrères et leurs collègues afghans. Des communiqués nombreux ont été diffusés notamment pour dénoncer l’attitude indigne des autorités françaises à leur égard. Trois syndicats de journalistes français (SNJ, SNJ-CGT, CFDT) ont également initié une déclaration avec la Fédération européenne des journalistes pour apporter le soutien syndical européen, au moment où une des rares vidéos sur les deux reporters a été postée sur Internet (avril 2010). De plus, le Président de la Fédération Internationale des journalistes (600.000 membres sur tous les continents) Jim Boumelha a envoyé une lettre ouverte au chef de l’Etat Nicolas Sarkozy pour s’inquiéter du sort des deux journalistes. Elle est restée à ce jour sans la moindre réponse.

Le SNJ-CGT a demandé en août dernier à être reçu par le cabinet du Premier ministre François Fillon pour avoir des informations sur les preuves de vie reçues à l’époque. Fin de non recevoir.

Malgré des propos rassurants de tels ou tels ministres, rien n’est venu annoncer un véritable signe d’espoir sur une libération prochaine, sur la fin de cette inadmissible prise d’otages. Par exemple pour cette fin d’année. Dernier fil ténu entre les familles et les otages : une vidéo à la veille de Noël a été reçue par les autorités destinée aux proches. On nous assure que les deux journalistes vont bien. Mais ils sont toujours enfermés en cette fin d’année.

Les fatidiques 365 jours de détention vont être franchis sans pour l’heure que les cinq otages français et afghans ne soient rendus aux leurs. Le ministre de la Défense Alain Juppé qui s’est rendu à Noël en Afghanistan auprès des troupes françaises et pour rencontrer à Kaboul le président Hamid Karzaï, n’a pas été très disert et n’a pas suscité de nouvelles espérances.

"Nous continuons à travailler aussi activement que nous le pouvons pour leur (les otages ndlr) libération", a déclaré le ministre dimanche 26 décembre à la presse. "Je ne veux pas susciter de faux espoirs et donner de calendrier, mais les choses se poursuivent dans la bonne direction", a-t-il ajouté. "Tout le monde est mobilisé, y compris nos troupes ici sur le terrain mais aussi tous ceux qui négocient".

A quelques jours de l’"anniversaire" de la prise d’otages des deux journalistes français, la FIJ s’est donné pour tâche d’interpeller le président du Conseil européen M. Herman Van Rompuy pour que tout soit fait afin de faire libérer les reporters de France 3 et leurs accompagnateurs afghans. Au plus vite.

Le SNJ-CGT, la Confédération CGT, avec tous les soutiens des deux journalistes poursuivront sans relâche le combat en faveur de Stéphane, Hervé et leurs accompagnateurs pour les faire sortir de leur geôle. Car il y a urgence. La liberté de l’information est un combat pour la démocratie sous toutes les latitudes.



Article mis en ligne le 29 décembre 2010 par Laurent

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