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Dépendance : Nicolas SARKOZY prône un financement et une gouvernance en dehors de la sécurité sociale

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Dépendance : Nicolas SARKOZY prône un financement et une gouvernance en dehors de la sécurité sociale



Déclaration de Thierry Lepaon, Président du groupe CGT au Conseil économique, social et environnemental

C’est devant le Conseil économique, social et environnemental et un parterre d’invités que Roseline Bachelot lance le débat national sur la dépendance qui doit être conclu en juin pour légiférer en septembre.

Le conseil est déjà saisi sur la dépendance. Il devra rendre son rapport en juin. 4 colloques inter-régionaux et des rencontres inter-départementales seront organisés ; un site internet permettant de recueillir des propositions et des témoignages des citoyens sera ouvert.

3 principes ont été énoncés par la ministre :
- la liberté : celle de choisir le maintien à domicile ou un établissement spécialisé ;
- la qualité de la prise en charge des personnes dépendantes ;
- la responsabilité du financement avec l’objectif de ne pas alourdir la dette.

Entre aujourd’hui et 2050, la proportion des plus de 75 ans va doubler selon les démographes. Cette situation est une chance au regard d’autres pays qui comme les Usa et la Russie, voient l’espérance de vie stagner voire diminuer. Bien vivre c’est bien vieillir. Et notre système de santé bien que perfectible, est un élément essentiel du prolongement de la vie.

Aujourd’hui déjà, 75% des dépendants sont aidés par un proche que l’on qualifie d’aidant familial.

Dans les conclusions des travaux, Nicolas Sarkozy fixe la feuille de route :
- agir maintenant reste la devise : il faut, dit-il, que le système de financement monte en charge ;
- la question est, selon lui, humaine, affective et morale. La solidarité familiale doit prendre toute sa place. C’est de la responsabilité des familles, un comble !

Il précise qu’il va falloir relever le statut social des personnels, les sortir de la précarité, obtenir une reconnaissance par le salaire, le statut sans faire aucune proposition concrète ni même envisager l’ouverture de négociations sur le sujet.

Sur le financement, il faut selon le président, s’inscrire dans le partage, savoir à quoi renoncer maintenant pour être couvert demain, selon sa formule.

Aujourd’hui, seulement une famille sur 5 peut payer. C’est un besoin de financement de 25 milliards d’€ par an dont tout ne peut dépendre de la sécurité sociale et des départements, précise-t-il encore.

Pas de nouveaux financements à partir du travail mais, par contre, encourager les assurances privées, les mutuelles à s’investir sur cette question.

Enfin sur la gouvernance du système, Nicolas Sarkozy prône une gouvernance à part de la sécurité sociale, associant Etat, partenaires sociaux et départements, ce qu’il qualifie de nouvelle forme du paritarisme.

Au-delà des constats, la question centrale reste celle du financement et de la gestion de la dépendance par la sécurité sociale, c’est sur ce terrain que la CGT entend également porter le débat et la mobilisation dans toute la société.



Article mis en ligne le 8 février 2011 par Laurent

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