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ISF : prendre aux pauvres pour donner aux riches

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ISF : prendre aux pauvres pour donner aux riches



Le Conseil des ministres a arrêté ses derniers ajustements concernant la suppression du bouclier fiscal et l’allègement de l’Impôt Sur la Fortune (ISF). Le Gouvernement confirme la suppression du bouclier fiscal.

Cela acte l’échec de ce choix aberrant, mesure phare du quinquennat Sarkozy et de sa conception « du travailler plus, pour gagner plus ». Pour autant, la philosophie du Chef de l’Etat et du gouvernement reste la même : réduire la pression fiscale sur les riches.

En effet, en conditionnant la suppression du bouclier fiscal à l’aménagement de l’ISF, il réalise une tour de prestidigitation fiscale, qui consiste à leur donner d’une main ce que l’on prend de l’autre.

Encore des cadeaux pour ceux possédant un patrimoine supérieur à 3 millions d’€, par une moindre progressivité de l’impôt sur la fortune, logique qui prédomine déjà pour l’impôt sur le revenu. Au bout du compte, aux dires de Christine Lagarde, 500000 contribuables de l’ISF seront exonérés grâce à cette réforme, une nouvelle fois injuste socialement et inefficace économiquement.

Encore un désengagement des plus riches au détriment de l’intérêt général, c’est, en effet, une réforme dont le coût est estimé par la CGT à environ 1,5 milliards d’€ : manque à gagner pour les finances publiques.

Dans le même temps :
- Le Président de la République tente de leurrer les salariés avec l’annonce d’une hypothétique prime de 1000 euros destinée à masquer l’impact de réforme fiscale.
- Laurent Wauquiez stigmatise les demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, que la politique du gouvernement enfonce chaque jour un peu plus dans la misère et la précarité, en suggérant de les obliger à travailler gratuitement.
- Le Gouvernement reste sourd aux revendications légitimes des salariés réclamant une augmentation du SMIC, une revalorisation générale des salaires et la reconnaissance de leurs qualifications.
- Il refuse d’obliger le Patronat à négocier l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

En matière de justice fiscale, la CGT porte des propositions fondées sur l’efficacité économique et la justice sociale :
- Un impôt sur le revenu élargi à tous les revenus financiers et du patrimoine, une plus grande progressivité et une augmentation des tranches et des taux correspondant aux plus hauts revenus.
- Un taux de TVA réduit sur les produits de nécessité, impôt injuste acquitté par tous indépendamment du niveau de revenu, il pèse aujourd’hui de plus en plus, à la fois sur le pouvoir d’achat et la consommation des salariés et sur la nécessaire relance de l’emploi.
- Une fiscalité patrimoniale fondée sur une plus grande redistribution : progressivité forte des droits de succession, de donation et de l’ISF.
- La suppression de la loi Tepa et un impôt sur les sociétés incitant les entreprises à investir pour la production, la formation et la recherche.
- Une fiscalité locale réduisant les charges des ménages les plus modestes et les inégalités territoriales, favorisant l’autonomie financière des collectivités et le développement de l’implantation d’entreprises en particulier dans le secteur industriel sur l’ensemble du territoire national.



Article mis en ligne le 11 mai 2011 par Laurent

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