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L’urgence d’un toit : pour le droit au logement pour tous

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L’urgence d’un toit : pour le droit au logement pour tous



Communiqué de la CGT et des fédérations Santé et Action Sociale et Services Publics

Avec la crise, la pauvreté a gagné du terrain nous enseigne l’INSEE dans une étude sur le niveau de vie des français.

8,2 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté calculé pour 2009 à 954€ par mois et la moitié d’entre eux vivent avec moins de 773€ mensuels.

C’est bien la précarité ou l’absence d’emploi, l’infléchissement des revenus par le travail, la dégradation ou l’absence des politiques publiques qui aggravent la pauvreté, les situations d’exclusion. Le droit au logement, le droit à l’accueil et l’hébergement ne sont pas épargnés.

En pleine période estivale, le gouvernement a décidé d’une réduction de 30% du budget dédiée à l’hébergement d’urgence, et ce en continuant de restreindre l’accès aux logements. Cette réduction jette à la rue des milliers de personnes supplémentaires, dont de nombreuses familles.

Dans le même temps, l’Etat réduit de 10 à 25% les budgets des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS). Ce désengagement entraîne la fermeture de CHRS et en prive d’autres des moyens d’accompagner les personnes hébergées vers la réinsertion. Déjà aujourd’hui, près de 700000 personnes sont sans domicile personnel dont plus de 100000 personnes à la rue. Aux sans abris de longue date, s’ajoute un nombre croissant de travailleurs pauvres.

L’Etat poursuit ainsi son désengagement des politiques de logement et fait main basse sur le 1% logement. Il privilégie par ailleurs par des mesures fiscales, l’investissement de logements locatifs privés pour la spéculation au lieu d’être le garant du droit au logement pour tous et de répondre à l’urgence sociale.

Il est urgent de se mobiliser face à des baisses de budgets drastiques et aux conséquences bien réelles tant pour les salariés que pour les usagers. C’est le sens de la mobilisation des personnels du Samu Social, du 115 et des travailleurs sociaux dans les CHRS et les collectivités territoriales, depuis des mois. Ils ont cessé le travail et manifesté dans plusieurs villes sur le territoire le 21 juillet puis le 2 août dernier. Une nouvelle journée a été décidée le 3 septembre.

La CGT soutient cette action, ainsi que l’appel cosigné par des organisations syndicales, des associations, et des personnes mal-logées ou sans abris.

La CGT entend prendre toute sa place dans ce combat pour le droit au logement pour tous, facteur d’égalité, de justice. Elle exige de l’Etat une véritable politique publique en la matière, des moyens humains et financiers pour garantir le vivre ensemble.

Elle appelle l’ensemble des forces syndicales et associatives à s’inscrire dans la construction de la mobilisation unitaire interprofessionnelle début octobre.

La CGT exige de l’Etat :
- qu’il soit le garant de l’accès et du maintien dans un logement décent pour tous, sans discrimination de nationalité ou de situation sociale,
- l’élargissement de la collecte du 1% logement à toutes les entreprises privées non assujetties,
- la mise en œuvre du droit inconditionnel de toute personne sans abri, le déblocage de moyens budgétaires suffisants pour atteindre cet objectif, comprenant l’accueil, l’hébergement, si besoin l’accompagnement (notamment pour l’urgence et les CHRS), en attendant le relogement,
- le respect de la loi DALO c’est-à-dire le relogement dans les délais de tous les mal logés et les sans logis reconnus prioritaires,
- un moratoire sur les expulsions locatives,
- l’ouverture de négociations pour le relogement de toutes les personnes et familles en lutte installées dans différents campements en Ile de France et partout en France.



Article mis en ligne le 31 août 2011 par Laurent

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