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Négociation Compétitivité-emploi : le MEDEF diffère mais ne renonce pas à ses ambitions

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Négociation Compétitivité-emploi : le MEDEF diffère mais ne renonce pas à ses ambitions



Le MEDEF espérait obtenir un accord aujourd’hui. Cela n’est pas le cas.

La CGT s’en réjouit, elle qui avait mobilisé en ce sens en informant les salariés et en les invitant à s’exprimer avec leurs représentants. D’autres acteurs ont également manifesté leur opposition à ces accords. Le MEDEF a dû tenir compte de ce rapport de force.

Pour autant, le danger existe toujours. Une prochaine réunion est fixée au 16 mai. Le texte proposé par le patronat aujourd’hui même n’a pas évolué sur les aspects fondamentaux.

Le MEDEF entend toujours imposer la flexibilité aux salariés et s’affranchir de tout risque juridique. Comme précédemment, il s’agit de baisser les salaires et de faire varier la durée du travail en échange d’un hypothétique engagement à maintenir l’emploi.

La libéralisation du licenciement reste singulièrement en ligne de mire.

Gêné par les normes internationales qui pourraient invalider le texte, le MEDEF cherche la parade en remplaçant le terme de licenciement par celui de "rupture sui generis". Le but du patronat est d’empêcher l’intervention du juge sur le bien-fondé du licenciement, et d’échapper aux règles applicables aux entreprises en matière de licenciement économique.

Le patronat refuse toujours de s’engager sur des "contreparties". Pas un mot sur les dividendes, les actionnaires ou la responsabilité des groupes.

Il pousse la provocation en refusant toute sanction en cas de non respect des engagements de l’entreprise ou de fausses informations sur la situation économique.

Ce projet s’inscrit dans une logique commune à toute l’Europe à laquelle les syndicats européens avec la Confédération Européenne des Syndicats s’opposent : celle de la cure d’austérité et de la dérèglementation du travail.

Les salariés ont toutes les raisons de continuer à mettre cette négociation sous surveillance. La CGT poursuivra dans ce sens en informant et en mobilisant pour d’autres réponses à la crise actuelle. D’ores et déjà, elle appelle les salariés à se mobiliser dans l’unité pour l’emploi, les salaires, la protection sociale à l’occasion du 1er mai.



Article mis en ligne le 13 avril 2012 par Laurent

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