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Sommet des chefs d’Etat et des gouvernements : investissement et consommation doivent soutenir la croissance

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Sommet des chefs d’Etat et des gouvernements : investissement et consommation doivent soutenir la croissance



Comme le G20 dix jours avant lui, le Sommet des chefs d’Etat et des gouvernements européens vient de s’achever dans la logique de la politique d’austérité généralisée contenue dans les précédents traités, la stratégie UE 2020 et le pacte Euro plus. La croissance doit être soutenue par une véritable politique basée sur l’investissement et la consommation.

Au contraire, on continue de promouvoir les logiques de déréglementation du marché du travail comme remède à la crise. Les 120 milliards d’€ (1% du PIB européen) mobilisés pour des investissements ne pèsent pas lourds au regard des importantes aides aux entreprises et des sommes gigantesques englouties sur les marchés financiers.

Certes, les mesures d’urgence prises vont soulager un temps la pression exercée sur les dettes de l’Espagne et de l’Italie par les marchés financiers. En effet, le mécanisme européen de stabilité devra soutenir les banques pour alléger la dette des Etats.

Mais cela ne s’attaque pas aux causes de la crise financière et aux déréglementations qui l’ont provoqué.

Les chefs d’Etat et de gouvernement continuent à refuser une réforme de la Banque Centrale Européenne pour qu’elle devienne enfin un outil au service de la croissance, du financement de l’économie et de la politique de l’emploi.

Des politiques coordonnées doivent être mises en œuvre pour empêcher le dumping fiscal et social, incluant l’instauration du salaire minimum dans tous les pays européens pour éviter la mise en concurrence des salariés.

La volonté des chefs d’Etat et des gouvernements de faire payer la crise aux populations, reste intacte.

D’ailleurs, les recommandations de la Commission Européenne, validées par le Conseil, précisent les mesures à développer au niveau européen et national dans ce cadre.

Pour la France, elles portent sur la mise en œuvre de mesures d’austérité centrées sur le volet dépenses et destinées à respecter l’engagement de 3% de déficit.

Le sommet recommande notamment à la France de poursuivre dans une logique d’allongement des durées de cotisations, de modération des pensions et de report des âges de départ en retraite, de poursuivre la modération salariale qui doit rester une priorité, de réviser la politique fiscale notamment en transférant davantage la fiscalité qui pèse sur le travail vers la consommation et l’environnement, à l’image de ce qu’aurait pu être la TVA sociale de Nicolas Sarkozy.

La CGT s’oppose à ces politiques et portera des propositions offensives à la Conférence sociale de juillet.

Dans toute l’Europe, les politiques de soumission à la finance ont conduit les pays et les peuples dans l’impasse. L’ensemble des syndicats européens a rejeté l’austérité généralisée.

Dans ce contexte, la Conférence sociale doit porter des mesures aptes à relancer notre économie. C’est la condition pour sortir du cadre de la rigueur et faire progresser la protection sociale.

1. hausse des salaires compte tenu de la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée dans tous les pays et pour créer la demande qui va tirer la croissance économique ;

2. des politiques coordonnées pour empêcher le dumping fiscal et social, y compris l’instauration du salaire minimum dans tous les pays européens pour éviter la mise en concurrence des salariés ;

3. un changement d’orientation de la BCE pour deux choses :
- faciliter les financements favorables à l’emploi et à l’investissement productif ;
- mieux gérer le taux de change de l’euro de telle sorte que les entreprises européennes ne soient pas pénalisées.



Article mis en ligne le 3 juillet 2012 par Laurent

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