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La CGT soutient les salariéEs de "BIEN A LA MAISON" Paris

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La CGT soutient les salariéEs de "BIEN A LA MAISON" Paris



Communiqué commun de la Fédération des Organismes Sociaux, de la Fédération Commerce et Services et de la Confédération CGT

La Fédération CGT des Organismes Sociaux, la Fédération CGT Commerce et Services et la Confédération CGT apportent leurs soutiens dans le juste et légitime combat engagé par les salariés de l’entreprise privée de services à la personne BIEN A LA MAISON, ex-SAM AREPA, pour le respect de leur dignité, la reconnaissance de leur travail et des droits et des garanties pour bien travailler et répondre ainsi aux besoins des usagers.

Les difficultés rencontrées par les salariés de l’association d’aide à domicile SAM AREPA, aujourd’hui rachetée par la société privée BIEN A LA MAISON illustrent la dégradation continue du secteur de l’aide à domicile.

Du jour au lendemain, 513 salariés sont confrontés aux pratiques scandaleuses de cette entreprise : modification des contrats de travail et passage obligatoire à temps partiel, suppression de tous les acquis sociaux, féroce répression syndicale, voilà les ingrédients qu’utilise BIEN A LA MAISON pour élargir son réseau d’agences.

Cette situation inacceptable n’est pourtant pas isolée et nombre d’entreprises de services à la personne n’hésitent pas à employer les mêmes méthodes. Décidément, secteur privé et aide à domicile ne font pas bon ménage !

S’appuyant sur une convention collective qui n’existe pas, et pour cause puisqu’elle a fait l’objet d’un droit d’opposition, tellement elle était inacceptable, la rendant nulle et non avenue, la direction de BIEN A LA MAISON tente d’imposer sa vision du droit du travail : précarité pour tous !

En mettant la pression aux salariés, on a tenté de leur faire signer de nouveaux contrats de travail pompeusement appelés "contrat à temps partiel choisi" ou "aménagé sur l’année" !

Le 3 septembre dernier, les salariéEs ont observé un mouvement de grève. Soutenues par les Unions locales du 9ème et du 10ème, l’UD de PARIS et l’association Femmes égalité, une quarantaine d’auxiliaires de vie et de membres de l’encadrement se sont rassemblées place de la Trinité devant le siège de l’entreprise. Ce premier rassemblement en appellera d’autres, la direction ayant décidé de réprimer l’action syndicale en mettant à pied certains représentants du personnel et membres de l’encadrement.

Depuis la mise en œuvre du plan "BORLOO" sur les services à la personne en 2005, les entreprises privées investissent massivement le secteur de l’aide à domicile. Leur objectif, c’est de gagner de l’argent sur un secteur qu’elles estiment porteurs de bénéfices, et donc sur le dos des personnes en perte d’autonomie et sur le dos des salariéEs.

Profitant des difficultés rencontrées par les associations et des choix politiques faits par certaines collectivités locales, ces structures à but lucratif se multiplient partout en France.

La CGT estime que l’aide à domicile ne doit pas relever de telles entreprises si l’on veut maintenir la qualité des prestations, favoriser l’égalité d’accès à ces services et préserver les conditions de travail des salariés.

La promesse du précédent président de la République, d’une grande loi sur le financement de l’aide à domicile n’ayant pas été tenue, il est temps pour le nouveau gouvernement de s’atteler à ce chantier, afin de sécuriser ce secteur tant pour les salariés qui ont besoin d’emplois stables et correctement rémunérés, des usagers qui ont besoin d’une qualité dans les aides apportées, que des structures qui ont besoin d’un financement et d’une professionnalisation à la hauteur des besoins. La CGT intervient dans ce sens auprès des ministres concernés.



Article mis en ligne le 6 septembre 2012 par Laurent

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