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Conseil de la Mutualité : grand conseil de la Mutualité des Bouches du Rhône en danger !

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Conseil de la Mutualité : grand conseil de la Mutualité des Bouches du Rhône en danger !



Depuis plus de 680 jours, les salariés, les organisations syndicales, les populations, les élus luttent pour la défense des 54 œuvres sociales mutualistes (1 clinique, 11 centres de santé, 1 pharmacie…) du Grand Conseil de la Mutualité dans les Bouches du Rhône qui sont le véritable gage d’un droit à l’accès aux soins de qualité pour les populations et notamment pour les 200000 patients qui les fréquentent.

En cessation de paiement depuis le 8 novembre 2011, c’est bien grâce à la mobilisation que 3 millions d’€ du Fond National de Solidarité et d’Action Mutualiste (fond Mutualiste et fond d’Etat) ont été débloqués, écartant tout risque de liquidation lors de la dernière audience au Tribunal de Grande Instance de Marseille, permettant aux 1200 salariés de conserver leur emploi et de continuer leurs missions d’intérêt général.

A ces avancées, arrachées par la lutte, s’ajoutent les 300000 et les 750000 euros du Conseil général et du Conseil Régional.

Malgré cela, la Direction du Grand Conseil de la Mutualité organise un véritable plan de casse de l’entreprise, au travers d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi.

Le gouvernement se doit d’être vigilant sur l’utilisation des 3 millions d’€ débloqués, car ils vont servir à financer des licenciements et à casser la santé.

Ce plan de restructuration, qui s’accompagne de 110 licenciements, formalise par écrit les intentions de cette direction. Intentions qui sont aujourd’hui démasquées : dénaturer les centres de santé, vouloir les fermer et remettre en cause le droit à la santé pour tous dans ce département.

Les conséquences de ce Plan de Sauvegarde de l’Emploi basé sur les licenciements entrainent :
- Des rendez-vous médicaux non pris.
- Un accès aux patients remis en cause en dépouillant l’accueil des centres de santé.
- Le départ de 90% des médecins généralistes de l’entreprise.
- Une impossibilité de recouvrir tous les actes médicaux.
- La fermeture de la dernière pharmacie mutualiste, privant l’entreprise de 2 millions de chiffre d’affaire….. En bref la fermeture !

Le Tribunal de Grande Instance n’a pas liquidé le Grand Conseil de la Mutualité mais le plan de restructuration de la direction le pousse vers la fermeture. Dans un département où la santé est fortement remise en cause par les gouvernements successifs, aucune structure hospitalière ne pourra absorber les 200000 patients de l’aveu même de l’Agence régionale de santé PACA. En plein débat national sur les dépassements d’honoraires, les centres de santé constituent de véritables remparts car ils pratiquent une médecine sociale de secteur 1 (sans dépassements d’honoraires). S’ils venaient à disparaître l’explosion des tarifs dans le département des Bouches du Rhône entraînerait une catastrophe sanitaire sans précédent.

Force est de constater que ceci est orchestré par une direction qui n’a jamais voulu rien négocier contrairement aux préconisations contenues dans la lettre de mission de la Ministre de la Santé et des Affaires sociales à savoir « examiner toutes les hypothèses y compris celles des organisations syndicales pour éviter toute liquidation judiciaire ».

La CGT demande la suspension du PSE, l’ouverture de véritables négociations et la prise en compte des propositions des organisations syndicales.

La CGT, attachée aux valeurs fondatrices de la Mutualité mettra tout en œuvre pour obtenir une autre réorganisation, avec la perspective d’un redressement qui est possible sans conséquences ni sur l’emploi, ni sur le droit à la santé pour tous.



Article mis en ligne le 22 novembre 2012 par Laurent

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