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Politique familiale : pour assurer la pérennité de la branche famille, il faut augmenter ses ressources

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Politique familiale : pour assurer la pérennité de la branche famille, il faut augmenter ses ressources



Pour la CGT, assurer la pérennité de la branche famille et rendre la politique familiale plus juste passe par l’augmentation des ressources. La CGT réaffirme la place prépondérante des cotisations sociales et donc une autre répartition des richesses produites dans le pays.

Le gouvernement préfère une accentuation de la redistribution entre les familles dites les plus "aisées" vers les plus modestes.

Il modifie à nouveau les avantages fiscaux attribués aux familles : diminution du quotient familial et suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité (les familles considérées ayant des revenus imposables à partir de 2800€ mensuels pour un couple actif c’est-à-dire, techniciens, agents de maîtrise, cadres moyens, etc…).

La CGT a défendu vigoureusement le principe de l’universalité des allocations familiales qui est préservé pour autant un certain nombre de mesures touchent diverses prestations.

Les mêmes catégories touchées par les mesures fiscales et dont les ressources sont jugées élevées sont à nouveau touchées. Pour les enfants nés à partir du 1er avril 2014, diminution de 50% pour l’allocation de base servie dès le premier enfant jusqu’à 3 ans (-92€/mois) et uniformisation du Complément de Libre choix d’activité (-84€/mois).

Plus positives les mesures visant à majorer de 50% le Complément familial versé à partir de 3 enfants et à revaloriser de 25% l’allocation de soutien familial versée aux familles monoparentales ne prendront leur pleine efficacité qu’au bout de 5 ans. La CGT réfute pour sa part l’idée que la branche famille, par ces revalorisations aussitôt rattrapés par l’inflation, résoudra la question de la pauvreté des familles monoparentales et nombreuses. Lutter contre la pauvreté nécessite des politiques ambitieuses de lutte contre le chômage, les bas salaires, la précarité et le temps partiel imposé.

L’ambition affichée d’un plan pour développer l’accueil des jeunes enfants : 100000 places de crèche, 100000 accueils par des assistantes maternelles et 75000 en école pré élémentaire pour les enfants de moins de 3 ans se heurte à la dure réalité des budgets des collectivités locales dont l’Etat réduit les dotations. Le Fonds national d’action sociale de la CNAF même revalorisé de 7,5% par an ne pourra pas assurer le fonctionnement des places d’accueil existantes, le soutien de la réforme des rythmes scolaires et encore moins la réalisation de ces annonces.

On est loin de la création d’un service public d’accueil des jeunes enfants réclamé par beaucoup d’acteurs dont la CGT.

Dans ce cadre la réforme du congé parental s’avère prématurée et risque de se solder par une économie sèche de 6 mois de congés parental que les pères ne prendront pas et pour lesquels les mères n’auront plus droit à une indemnisation.

Le gouvernement affiche 4,3 milliards d’économies sur 3 ans pour la branche famille, toujours dans sa logique d’une résorption des déficits par des abaissements des droits des bénéficiaires. Cette logique est dangereuse y pour les autres branches de la Sécurité Sociale, maladie et vieillesse.

Pour la CGT d’autre choix sont possible, en matière de développement économique et de financement de la protection sociale.



Article mis en ligne le 4 juin 2013 par Laurent

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