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Succès de la grève des travailleurs sans papiers de la Sepur : leur situation de surexploitation prise en compte

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Succès de la grève des travailleurs sans papiers de la Sepur : leur situation de surexploitation prise en compte



Communiqué commun de la CGT, de l’Union départementale CGT 94 et de la Fédération CGT des Transports

Lundi 7 octobre, dix éboueurs sans papiers du dépôt de l’entreprise SEPUR d’Alfortville (Val de Marne) avaient cessé le travail dès 5h du matin pour exiger leur régularisation. Treize autres, du même dépôt (!), les ont rejoints dans la journée. Les discussions avec la Direction ont commencé le même jour.

Mercredi 9 octobre au matin, face aux atermoiements du PDG pour remplir les documents nécessaires à la régularisation, l’ensemble des ouvriers du dépôt se sont solidarisés avec les grévistes, y englobant le "ras le bol" de tous. La collecte des ordures n’a donc pas eu lieu ce jour là.

L’employeur a fini par reconnaître l’identité de chaque salarié et par remplir les documents exigés pour obtenir une carte « salarié ». De plus, quatre travailleurs, qui subissaient l’alternance de multiples contrats ultra-courts et de contrats d’intérim ont gagné des CDD de 2000 heures ! Et cinq salariés intérimaires ont obtenu des engagements fermes de missions sur un an ! La première étape était franchie.

Le mouvement de solidarité s’est prolongé le samedi par un "mafé" dans le dépôt, partagé entre salariés, élus locaux, responsables politiques et associatifs.

Restait la deuxième étape, obtenir un rendez vous en préfecture pour y déposer les dossiers. Le mouvement de grève continuait donc. Le lundi 14 octobre, la première rencontre en préfecture a eu lieu : le secrétaire général adjoint, en présence du Directeur de l’Immigration, du Responsable de la Direccte, et de la Chef du bureau des examens spécialisés, a convenu que ces salariés étaient avant tout des victimes d’un système de surexploitation et que cette situation devait être prise en compte dans l’examen de leurs dossiers.

Suite à cette entrevue, les 23 grévistes se sont vus remettre dès le lendemain une attestation leur permettant de circuler librement et de poursuivre leur travail jusqu’à la fin de l’examen de leur dossier. Le piquet de grève a donc été levé dans la foulée. Le collectif départemental "Droits des migrants 94" de la CGT qui, sur un an, a accompagné 149 régularisations de travailleurs sans papier a pris le relais du suivi des dossiers des 23 salariés de la Sepur.

Cette nouvelle grève de travailleurs sans papiers se termine donc par un succès. Elle a permis la reconnaissance de situations de travail particulièrement dégradées et précaires. Elle a montré que l’action et la mobilisation des travailleurs eux-mêmes restent fondamentales pour gagner leur régularisation. Elle a montré enfin le rôle déterminant de l’action commune, avec les salariés, de l’ensemble des structures de la CGT concernées.

La CGT reste totalement mobilisée pour que soit reconnue et améliorée la situation de travail de chaque salarié(e).

"Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici !"


Article mis en ligne le 17 octobre 2013 par Laurent

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