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Situation en République Centrafricaine : communiqué de la CGT

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Situation en République Centrafricaine : communiqué de la CGT



La France a décidé une fois encore d’intervenir militairement dans son "pré carré" à savoir cette fois-ci en République Centrafricaine, et une fois encore des questions fondamentales ne sauraient être éludées :
- Pourquoi la France se met-elle systématiquement en première ligne quand l’une de ses ex colonies se retrouve confrontée à des soubresauts politico-militaires ?
- Pourquoi la France prend prétexte de tragédies, par ailleurs bien réelles, pour justifier ses interventions militaires, alors que le vrai problème, souvent aggravé par ce type de décisions, réside dans le "vide de puissance" caractérisant certains pays africains ?
- Quels sont les facteurs qui expliquent la crise quasi structurelle qui secoue l’Afrique Francophone ?

L’argument de Laurent Fabius Ministre des Affaires Etrangères s’appuyant sur un "risque génocidaire" en RCA n’a vocation qu’à marquer les esprits du peuple français et à justifier ainsi une intervention militaire. Il y a des mots tel génocide à ne pas utiliser, à ne pas détourner de leur sens profond. En réalité si la situation est effectivement devenue dramatique à Bangui c’est qu’il n’y a quasiment plus d’Etat. La situation est plus proche de celle de la Somalie que de celle du Rwanda en 1994. La poursuite d’une telle politique de la France en Afrique ne peut à terme que mener dans une impasse.

La France qui garde une forte influence en Afrique subsaharienne devrait au contraire encourager systématiquement toute initiative visant à consolider les transitions démocratiques au lieu de soutenir, souvent sans réserve, ses affidés, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition. A l’heure où se tient le "Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique", la CGT réaffirme au contraire son attachement à des logiques de paix, de solidarité et d’aide au développement pour l’Afrique.



Article mis en ligne le 6 décembre 2013 par Laurent

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