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Sciences en Marche : l’emploi scientifique doit être une priorité nationale

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Sciences en Marche : l’emploi scientifique doit être une priorité nationale



Sciences en Marche arrive ce vendredi 17 octobre 2014 à Paris. A cette occasion, la CGT et son Union Générale des Ingénieurs Cadres et Techniciens dénoncent la situation de pénurie des emplois scientifiques et rappellent la nécessité d’investir dans la recherche publique et industrielle.

Des investissements de recherche en baisse dans les entreprises

Malgré un soutien public à la recherche parmi les plus importants des pays de l’OCDE, les investissements de recherche diminuent dans les entreprises françaises.

Le CIR profite surtout aux multinationales, à l’exemple de Sanofi qui encaisse plus de 130 millions d’€ chaque année, tout en fermant ses centres de recherche à Montpellier et Toulouse. Ainsi, avec le Crédit Impôt Recherche, (CIR), plus de six milliards de cadeaux fiscaux abondent les trésoreries des entreprises et par là même permettent d’augmenter les dividendes. Le CIR est loin de répondre aux objectifs annoncés.

Les organismes de recherche publics et les universités gèrent la pénurie

Depuis l’accession des Universités aux Responsabilités et Compétences Élargies, celles-ci gèlent ou suppriment des postes. Dans de nombreux établissements, la dotation correspondante est utilisée pour combler les déficits. Les postes d’enseignants chercheurs diminuent de même que ceux des personnels techniques et administratifs. Dans les EPIC, les mêmes restrictions budgétaires et d’effectifs sont à l’œuvre.

L’exemple du CNRS est significatif. Sa masse salariale est bloquée depuis 2010. Ainsi 806 emplois de fonctionnaires ont été supprimés. S’ajoute à cette saignée la suppression de 1500 postes de contractuels payés sur le budget de l’Etat. Conséquence : pour le personnel en place les conditions de travail se dégradent et les risques psycho-sociaux progressent, les capacités de recherche diminuent.

Alors que les efforts de formation et de recherche devraient s’accroitre, la précarité est massive dans l’enseignement supérieur et la recherche. L’annonce d’un budget "stabilisé" pour 2015 masque une profonde dégradation de la situation des établissements et de leurs personnels.

La recherche, locomotive de la ré-industrialisation et de l’emploi

Rigueur budgétaire pour les uns, cadeaux fiscaux pour les autres, le gouvernement doit réorienter le financement de la recherche. Cette ambition implique de renforcer les moyens pérennes de la recherche publique, de repenser les modes de financements notamment pour permettre aux PME-PMI d’investir plus dans la R&D, de remettre à plat l’ensemble des interfaces entre l’Enseignement Supérieur et la Recherche et le monde de l’entreprise, et de développer le rôle des docteurs comme vecteur de la recherche vers l’industrie.

La CGT et son UGICT s’associent aux initiatives en cours pour défendre les emplois et le budget des établissements, et notamment à la journée d’action du 17 octobre à l’occasion de l’arrivée à Paris de Sciences en Marche.

Pour en savoir plus



Article mis en ligne le 15 octobre 2014 par Laurent

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