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Transport aérien : le transport aérien a besoin d’une autre stratégie

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Transport aérien : le transport aérien a besoin d’une autre stratégie



Le rapport de la cour des comptes sur "L’état et la compétitivité du transport aérien", daté de septembre 2016, s’inscrit dans la continuité du rapport Leroux. Il fait d’ailleurs le constat que, malgré une profusion d’études institutionnelles sur le même sujet, les résultats sont "modestes".

En effet, en écartant d’emblée le rôle que peut jouer l’Etat dans les « leviers d’action propres » des entreprises du transport aérien (alors même que l’Etat est actionnaire chez Air France, Aéroports De Paris et d’aéroports régionaux), le rapport privilégie une nouvelle fois la "compétitivité coûts et prix" des compagnies et des aéroports. Dans cette logique, le développement de la compétitivité du transport aérien passerait par la mise en place "d’une concurrence équilibrée et loyale". Il réaffirme et cautionne en cela le processus de libéralisation du transport aérien entamé depuis la fin des années 1970 et souligne qu’elle est "inaboutie".

Rappelons qu’à ce jour, ce sont ces mêmes politiques de libéralisation du secteur aérien qui ont déréglementé le cadre juridique du secteur, d’abord aux Etats-Unis puis en Europe. En plaçant le "marché" comme nouveau "régulateur" du "pôle aérien", cette politique a accompagné l’avènement des compagnies dites "low cost" à bas modèle social. Cette politique a également rendue "plus vulnérable" certaines entreprises du secteur aérien français au développement de nouveaux acteurs répondant à des normes sociales moins favorables aux salariés. Sur ces modèles, la gestion des aéroports français connaît désormais le même schéma (privatisation Toulouse Lyon Nice).

Si le rapport met en avant le besoin d’une « stratégie nationale » pour le transport aérien, rien n’est dit sur le modèle social ni sur le rôle des aéroports et des compagnies aériennes en France. La cour des comptes réaffirme que ce sont finalement les acteurs du transport aérien qui disposent en propre des leviers "essentiels" pour répondre aux exigences mondialisées du secteur et de la compétitivité. Elle met en avant la maîtrise des "coûts de personnel", la modernisation de la flotte d’avion, l’innovation ou les investissements. La cour s’en remet donc à la stratégie des directions des entreprises du secteur qui, jusqu’à présent ont privilégié un modèle, faible en emplois et en masse salariale, basé sur la régression sociale, favorisant le versement de dividendes et qui organise une concurrence entre compagnies et aéroports, encourageant le dumping social.

Pour la CGT, cette stratégie libérale met en cause la responsabilité de l’Etat comme garant de l’intérêt général dans le cadre de l’aménagement du territoire. Toute la chaîne du transport aérien devrait être sous maîtrise publique, afin de porter un autre modèle social garant des droits individuels et collectifs des salariés.

La CGT revendique un autre rôle pour les aéroports et compagnies aériennes en France comme à l’international et considère que le développement économique doit s’accompagner du progrès social !

La CGT demande l’organisation d’assises du transport aérien réunissant les organisations syndicales interprofessionnelles et les différents acteurs pour que le développement du secteur aérien s’appuie sur un modèle économique garant de l’intérêt général.



Article mis en ligne le 13 octobre 2016 par Laurent

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