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27e Forum France-Afrique : "Un sommet qui bénéficie aux firmes multinationales françaises, et oublie les peuples africains"

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27e Forum France-Afrique : "Un sommet qui bénéficie aux firmes multinationales françaises, et oublie les peuples africains"



Du 13 au 14 janvier 2017, se tient à Bamako, le 27e Forum France-Afrique qui réunira une quarantaine de chefs d’Etat africains et le président de la République, François Hollande.

Ce forum intitulé "Sommet de Bamako pour le Partenariat, la Paix et l’Emergence" est le dernier rendez-vous africain de François Hollande. Il traitera principalement des questions sécuritaires. Quatre ans après le lancement de l’opération Serval au Mali, visant à endiguer la déstabilisation du Nord du pays, le bilan de François Hollande se caractérise par un regain d’interventionnisme militaire, de présence durable française dans la région sans avoir empêché pour autant le retour en force des djihadistes au nord du Mali, l’insécurité au sud et au centre du pays.

En parallèle de la présence militaire et sécuritaire, le forum montre une volonté réaffirmée de la France de développer sa présence économique en Afrique. Ainsi une importante délégation du MEDEF accompagne le Président de la République à Bamako, dans l’optique de regagner le terrain perdu face aux puissances émergentes désormais fortement présentes en Afrique.

Si le développement économique est, certes fondamental, il ne peut répondre aux besoins des populations que si les dimensions sociales, environnementales et démocratiques sont traitées dans le même mouvement.

C’est ainsi qu’à l’initiative de la CSTM, (Confédération Syndicale des Travailleurs Maliens) un colloque organisé à Bamako, rassemblant l’ensemble des organisations syndicales de l’espace UEMOA, de la Guinée, de la Mauritanie, de la CGT et du BIT a été organisé il y a quelques mois à Bamako. Il était intitulé : "Le Monde du travail face aux Conflits Sociaux et aux Crises Sécuritaires dans l’Espace UEMOA : Quelle incidence de la Gouvernance, du Dialogue social et de la Culture de la paix dans la Préservation, la Gestion et la Résolution des crises ?"

Cet important colloque avait alors élaboré, d’une manière unitaire, 9 recommandations dont notamment :
- 1 le renforcement de l’unité d’action et de la cohésion syndicale dans les pays de l’espace UEMOA, de la Guinée et de la Mauritanie ;
- 2 la création de Conseil National du Dialogue Social (CNDS) au Mali, au Bénin et au Burkina Faso ;
- 3 la détermination de la représentativité des organisations syndicales surtout au niveau faitière en vue d’améliorer la qualité du dialogue social ;
- 4 la mise en place d’une commission de suivi-évaluation de l’implication optimale des femmes et des jeunes dans les instances de prise de décision et dans les processus de négociations sociales et d’accords de paix.

La CGT soutient l’expression du Forum des Peuples demandant l’arrêt de l’accaparement des terres et du pillage des ressources naturelles de l’Afrique.

La CGT soutient la mise en place de politiques sociales et environnementales basée sur la redistribution des richesses et le respect des droits humains fondamentaux, la mise en place d’audits citoyens sur la dette intérieure et extérieure des pays.

Face à la gravissime menace que représentent les Accords de Partenariat Economique (APE), la CGT estime que la France doit porter au niveau de l’Union Européenne, la question de la substitution aux APE de négociations d’Accords de Coopération et de Solidarité qui ne soient pas basées sur le libre-échange.

Ces accords devraient avoir pour principal objectif la réalisation des droits humains dans les pays concernés et, en particulier les droits économiques, sociaux et culturels.

Le droit des ensembles régionaux à protéger et réguler leurs marchés doit être pleinement reconnu, notamment pour les produits agricoles et alimentaires.

L’autonomie politique des pays et leur capacité à disposer de ressources financières et à lutter contre l’évasion fiscale ne doivent pas être entravées, mais au contraire soutenues.

Il est temps de sortir définitivement d’un interventionnisme hérité du passé colonial de la France et de refonder des relations sur la base du respect des indépendances politiques économiques et de coopération visant à la satisfaction des besoins fondamentaux des populations, au respect des droits fondamentaux et au respect des droits syndicaux et des conventions de l’OIT.



Article mis en ligne le 13 janvier 2017 par Laurent

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