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Conférence territoriale : des propositions néfastes pour imposer une vision rétrograde des territoires et de la société

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Conférence territoriale : des propositions néfastes pour imposer une vision rétrograde des territoires et de la société



Hier, le gouvernement a inauguré la première conférence des territoires, qui va ouvrir une série de rencontres tous les six mois avec les élus qui devront à terme voir leur nombre se réduire considérablement, affaiblissant la démocratie de proximité.

L’enjeu est de taille : redéfinir un certain nombre d’équilibres constitutifs de notre république. A l’image des dossiers en cours et des questions posées sur l’établi des réformes depuis l’arrivée d’E. Macron au pouvoir, l’exécutif a tenté de brouiller les pistes, tout en confirmant une cure d’austérité à tous les étages.

Un pacte de confiance serait imposé à l’ensemble des collectivités en les contraignant à faire des économies sous peine de sanctions. Ce qui se traduirait immanquablement par une baisse d’engagement concernant leurs principales prérogatives : celles de répondre aux besoins essentiels des citoyens et des territoires.

L’exécutif contraint les collectivités à se transformer rapidement dans une logique de spécialisation, de rétraction de leurs missions publiques et de soumission aux dogmes de la concurrence entre les hommes et les territoires.

Pour cela, il ouvre en grand les possibilités d’expérimentations en territoires sur des sujets majeurs comme l’emploi, et incite à réfléchir à de nouveaux transferts de compétences entre Etat et collectivités, mais aussi entre collectivités.

La suppression d’emplois d’agents publics est confirmée ; l’égalité de traitement et de rémunération, à travers un point d’indice différencié, sont remises en cause. C’est une nouvelle attaque portée au statut général des fonctionnaires.

Dans un plan d’action bâti autour de 5 chantiers prioritaires, que sont la relégation sociale, la revitalisation de certains centres urbains, les infrastructures des transports, le développement de la couverture numérique et la transition énergétique, le gouvernement place les collectivités territoriales devant des défis inextricables, au regard des 13 milliards d’économies demandées.

Il confirme la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des habitants qui touche à la libre administration des collectivités et qui risque de priver un bon nombre de celles-ci de marges de manœuvre non négligeables pour répondre aux besoins des citoyens. Sur cet aspect, des augmentations de salaires, de pensions et des minima sociaux auraient été plus judicieuses et pertinentes pour relancer le pouvoir d’achat.

Pour la CGT, la défense et la modernisation des services publics, comme l’intervention de la puissance publique, doivent contribuer à renforcer la démocratie, l’égalité face aux institutions de la République, et répondre aux besoins fondamentaux de la population. C’est dans ce sens, à partir de ses propositions, que notre organisation invite les salariés à se mobiliser dès le 12 septembre dans l’action et la grève.



Article mis en ligne le 18 juillet 2017 par Laurent

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