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Par Trust

Oui, madame ! Il tourne, il tourne en des milliers de pas qui ne mènent nulle part Dans un monde béton, aux arbres de barreaux fleuris de désespoir Inhumain…, rétréci…, sans aucun lendemain. Sa pitance est glissée sous une grille à terre Et dans un bol l’eau… pour qu’il se désaltère. Il est seul…, sans soleil Et n’a même plus son ombre. Infidèle compagne, elle s’en est allée Refusant d’être esclave de ce vivant mort-né. Il tourne… il tourne et tournera toujours Jusqu’au jour où vaincu en animal blessé Après avoir gémi en une unique plainte Il tombera à terre et se laissera crever. Pour trouver dans la mort sa seule liberté Je vous vois une larme… ! Pourquoi vous attrister ? Pauvre chien, me dites-vous ! En voilà une erreur… C’est un homme, Madame, Il est emprisonné. C’est celui que vos pairs ont si bien condamné En rendant la justice au nom des libertés.

Fleury-Mérogis… Un jour de septembre 1976 où j’existais si peu que je n’étais même pas "personne"

MESRINE

"Je ne voulais pas que ma vie soit réglée d’avance ou décidée par d’autres. Si à six heures du matin j’avais envie de faire l’amour, je voulais prendre le temps de le faire sans regarder ma montre. Je voulais vivre sans heure, considérant que la première contrainte de l’homme a vu le jour à l’instant où il s’est mis à calculer le temps. Toutes les phrases usuelles de la vie courante me résonnaient dans la tête… Pas le temps de… ! Arriver à temps… ! Gagner du temps… ! Perdre son temps… ! Moi, je voulais “ avoir le temps de vivre ” et la seule façon d’y arriver était de ne pas en être l’esclave. Je savais l’irrationalisme de ma théorie, qui était inapplicable pour fonder une société. Mais qu’était-elle, cette société avec ses beaux principes et ses lois ?"

Note de l’éditeur : L’Instinct de mort devait être réédité. Dépourvu de fascination pour le sang et les armes, Le Chien rouge se reconnaît dans l’instinct de vie qui poussa Jacques Mesrine à refuser tous les enfermements. Notre époque mérite un retour sur cette intransigeance-là. Il s’agit de rendre au public la parole de celui qu’on voulut lui présenter comme son ennemi n°1 mais qui, dans la France de 1978 - un an avant sa mise à mort -, était considéré comme l’homme représentant le mieux la liberté.

Jacques Mesrine L’instinct de mort Préface de Roger Knobelspiess 14 x 24 cm • 400 pages • 20 € ISBN : 2-916542-02-7

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Article mis en ligne le 9 janvier 2007 par Laurent

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