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Drame de la misère

Musique engagée

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Drame de la misère






par Zalem - Fronde Populaire -

Jamais deux sans trois !

Biographie

Auteur, interprète et co-compositeur, Zalem est avant tout un lyriciste. Bientôt 5 ans qu’il rature, noircit des pages blanches. Au début écrire n’était qu’un passe-temps, en attendant de pouvoir sortir de la salle de DS. C’était une sorte de journal intime que composaient ces premières compositions. Ecrire, juste pour rimer au début, puis pour évacuer les problèmes, mais jamais pour frimer. Ainsi sa première chanson s’appelle "Suicide"… Viendront ensuite "Je suis mort", "Ma vie est un brouillon", etc. Passés ses premières créations noires, il s’ouvre un peu. De nombreuses chansons non abouties naîtrons et mourront dans cette période de transition.

Jusqu’au choc. Les 6-7 mai 2005.

Admirateur inconditionnel de La Rumeur, il est en transe en se rendant à Genève en ce vendredi 6 mai 2005 pour assister au concert du groupe. Avant le début du show, grande discussion avec son cousin. Sur la vie, le rap, la France. Et des phrases prononcées qui résonnent encore. Un sujet entres autre : le génocide rwandais. Le jeune homme n’en revient pas, son pays n’est pas celui qu’on pourrait croire. S’en suit le concert, et après une rencontre avec les patrons du rap en France. Des souvenirs indélébiles. Le lendemain, se rendant à la FNAC pour chercher un disque de Bushido, et ne l’ayant pas trouvé, son cousin l’emmène au rayon livre, et lui en offre un : La Françafrique.

La machine est lancée. Depuis il n’a de cesse de lire. Principalement sur les relations franco-africaines. La suite se pose telle une évidence : voilà ce qu’il fera de sa vie, il combattra ses chiens. Mettant sa plume au service du combat il enchaine depuis les rimes sanglantes et cinglantes. La Françafrique étant son domaine de prédilection, il ne s’y limitera pour autant pas et signera des chansons sur le viol, les enfants soldats ou esclaves, notamment.

Mais pourquoi le rap ? Etant enfant il n’écoutait pas vraiment de musique, à part les vieux disques des Rolling Stones de son père. Ses premiers disques à lui ça sera au collège. Un peu de rap, un peu de R&B, un peu de techno, un peu de tout en fait ! Puis arrivé au lycée il se met à écouter du "rap", enfin ce qu’il croit être du rap (de la musique rappée certes, mais de la musique de wacks !). Et ça lui plait bien. C’est là qu’il se retrouve le mieux. Jusqu’au jour où il découvre le vrai rap. Le fond et la forme réunis. C’est définitif, il fera du rap. Il garde du mépris pour ceux qui l’ont berner et bercer avec leurs merdes, envers ceux qui se servent des gamins et gamines pour se faire des couilles en or. Sa période de cécité fut courte, mais elle fut, et il l’assume.

A bientôt 19 ans, il se pose en "prof urbain" visant à conscientiser. Ainsi, son leitmotiv lyrical n’est autre qu’ "Eclairage des esprits avec la rage du désespéré".

Sa philosophie : gagner sans se renier.

Il n’a "qu’un but, mener [sa] lutte à l’état brut" (Casey). Libérer l’Afrique donc.

Mais sans vous il n’y arrivera pas…

L’album peut être téléchargé ici



Article mis en ligne le 28 août 2008 par Louis

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