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Sodimatex : les négociations doivent commencer

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Sodimatex : les négociations doivent commencer


Au terme de discussions houleuses, l’intersyndicale et la direction de Sodimatex ont fini par s’accorder sur un processus de conciliation. Les salariés ont décidé de lever le siège de leur usine de Crépy en Valois. Les négociations reprendront ce mercredi 7 avril à la sous-préfecture de Senlis (Oise) où un comité de suivi doit être constitué.

Une nouvelle fois, il a fallu que des salariés brandissent des menaces spectaculaires pour médiatiser une situation qui trouve son origine il y a un an et demi et pour faire intervenir dans le dossier les pouvoirs publics.

La situation trouve son origine dans la volonté du groupe Trèves, propriétaire de Sodimatex de se rapprocher de ses donneurs d’ordre Peugeot et Renault dans les pays de l’Est. Pour la fédération textile habillement cuir CGT, la direction a joué "la carte des difficultés économiques et du pourrissement du dialogue social. Du coup, ils ont cumulé frustration et indignation de la part des salariés, des syndicats et de la population."

Un usage dévoyé des fonds publics

La CGT rappelle que le groupe Trèves a reçu 55 millions d’€ d’aides publiques au démarrage de la crise, puis sitôt les aides perçues, la direction a annoncé, en réponse à ces aides, 600 suppressions d’emplois avec la fermeture de deux entreprises. L’indignation et l’absence totale de dialogue social depuis l’arrivée d’une nouvelle direction générale a attisé la colère des salariés.

Cette affaire met en lumière une nouvelle fois l’utilisation abusive des fonds publics sans aucun contrôle, notamment par les organisations syndicales. Pour sa part, la fédération Thc CGT "continue à exiger que le fonds de modernisation des équipementiers automobile (FMEA) ne fonctionne pas comme un vulgaire fonds d’investissement et que les aides publiques servent l’emploi industriel en France."

Le désespoir des salariés doit maintenant être entendu.

"Le ministère de l’Industrie, complice de la stratégie Trèves, doit maintenant exiger de la direction, du temps et du respect envers les salariés, exige la CGT THC. Une des portes de sortie de ce calamiteux dossier, serait d’exiger un moratoire sur la fermeture des deux entreprises, pour travailler sereinement la partie réindustrialisation et d’appliquer les mesures prises lors du dernier plan de sauvegarde à l’emploi (PSE) de 2006 validé par plus de 90% des salariés.


Brève mise en ligne le 7 avril 2010