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Tribunal de Créteil : les greffiers ne veulent plus faire les "audiences pyjama"

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Tribunal de Créteil : les greffiers ne veulent plus faire les "audiences pyjama"


Vent de fronde parmi les personnels du TGI de Créteil. Les greffiers soutenus par la CGT ont entamé à partir aujourd’hui un mouvement pour protester contre ces procès qui s’enchaînent jusque tard dans la nuit. Selon la CGT, il manque trente greffiers et administratifs au tribunal de Créteil.

Ils s’appuient sur le Code du travail qui fixe à dix heures la durée maximale d’une journée de travail. Mais également sur la circulaire du 6 juin 2001, dite Lebranchu, du nom de l’ancienne ministre de la Justice, qui limite la durée des audiences à six heures.

"La justice a pris de mauvaises habitudes, déplore Ali Nekkache, de la CGT. Comment peut-on rendre une justice satisfaisante dans ces conditions ? Nous sommes comme un bloc opératoire. On ne peut pas opérer pendant des heures, sinon l’erreur guette."

Pour faire face aux difficultés, deux audiences supplémentaires ont été créées le matin, depuis deux ans. "On a des audiences qui commencent à 9 heures et qui se terminent parfois après 16 heures, où est l’amélioration ? interroge Ali Nekkache. Le personnel est fatigué, stressé et ça se ressent dans les dossiers. Nous sommes dans une situation intenable".

Dans un communiqué, le Syndicat de la magistrature apporte son soutien à la décision des greffiers. "Cette situation n’a que trop duré (…) Elle offre à nos concitoyens une image dégradée de la justice."


Brève mise en ligne le 4 mai 2010