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Retraites : manifestation pour une réelle reconnaissance de la pénibilité

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Retraites : manifestation pour une réelle reconnaissance de la pénibilité


Quelques milliers de personnes ont défilé samedi à Paris à l’appel de l’Andeva (Association Nationale de Défense des Victimes de l’Amiante) et de la Fnath (accidentés de la vie) pour réclamer dans la réforme des retraites "une vraie reconnaissance de la pénibilité" et des départs anticipés.

Les manifestants, venus de toute la France, ont manifesté derrière une banderole sur laquelle était inscrit : "Ceux qui vont mourir plus tôt doivent partir en retraite plus tôt".

Ils exprimaient leur colère contre le projet gouvernemental qui prévoit que seuls les salariés justifiant d’un taux d’incapacité permanente supérieur à 10% pourront continuer à partir en retraite à 60 ans, sous certaines conditions.

Ce taux, initialement fixé à 20%, avait été revu à la baisse après la journée interprofessionnelle du 7 septembre. François Desriaux, porte-parole de l’association Andeva a expliqué "il n’y a pas de prise en compte de la pénibilité mais seulement des victimes du travail. Le problème est que des facteurs comme le travail de nuit ou l’exposition à des produits cancérogènes ne laissent pas forcément de traces physiques et pourtant ils réduisent l’espérance de vie".

Arnaud de Broca, secrétaire général de la Fnath, a renchéri "Le gouvernement fait semblant de ne pas comprendre ce qu’est la pénibilité", et il réclame "des retraites anticipées" pour ceux "cassés dès 52 ou 53 ans et qui ne peuvent travailler jusqu’à 60 ans".

Pour les salariés qui ont été exposés à l’amiante, il existe une allocation de cessation anticipée d’activité (Acaata) qui permet une préretraite dans certains secteurs comme la réparation navale. "Le dispositif devrait continuer d’exister mais le fossé va se creuser avec les autres victimes du travail qui ne seront pas prises en charge", selon M. Desriaux.


Brève mise en ligne le 11 octobre 2010