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Valtimet (Côte d’Or) : la grève se poursuit pour les salaires

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Valtimet (Côte d’Or) : la grève se poursuit pour les salaires


Dans cette usine qui fabrique des tubes en acier inoxydable et en titane pour les centrales électriques et les centrales nucléaires, 80% des salariés ont cessé le travail depuis 10 jours afin de peser sur les "Négociations annuelles obligatoires" qui achoppent sur le montant de l’augmentation générale et le principe d’une prime d’objectif.

La grogne a démarré le 16 novembre par des arrêts de travail de 2 heures à chaque fin de poste. Puis, le mouvement s’est durci à partir du 22 novembre. Le mouvement a été lancé par la CGT (majoritaire dans l’entreprise) et la CFDT.

Le fond du conflit porte essentiellement sur l’augmentation générale des salaires. La direction de Valtimet entend la limiter à 1,2% +7,50€/mois, assortie d’une mesure d’individualisation de 0,8% et surtout d’une prime dite conditionnelle basée des objectifs en matière de sécurité, de qualité et de production. Non seulement les salariés n’auront pas leur mot à dire sur les critères à atteindre, mais ils craignent justement que cette prime se traduise par une forte pression sur la productivité de leur travail et à terme de substitution aux augmentations générales de salaires. C’est pourquoi, malgré un montant alléchant (1400€/an), les salariés en refusent le principe. Ils ont bien compris que le patronat de Valtimet entend avancer à marche forcée sur l’individualisation des salaires, c’est-à-dire le paiement "à la tête du client" où dans les faits tous les salariés seraient perdants.

La dernière proposition de la direction mise sous pression par la grève consiste en une augmentation salariale de 1,6%, assortie d’une prime conditionnelle. Mais les syndicats ne sont pas d’accord. Ils réclament une augmentation générale de salaire plus conséquente, de l’ordre de 2,4%. Pour eux, les primes doivent rester un complément.

Interrogé par France 3, un salarié explique que les actionnaires ayant bénéficié d’une augmentation de leurs actions de…1007% en 6 ans, l’augmentation des salaires réclamée ne serait que justice.

Cliquez ici pour voir le sujet diffusé par France 3


Brève mise en ligne le 2 décembre 2010