"Si tu ne partages pas la lutte,
 tu partageras la défaite" (Bertolt Brecht)
Le site de la Section Syndicale CGT de l'Adapei Papillons Blancs d'Alsace
Quoi de neuf chez nous?

Plan du site Archives du site Abonnement RSS
Outils CGT Playliste Mentions légales
Défouloir Massacre SPIP
Espace privé
2407986 visiteurs depuis le 01/11/2004
Dernier article publié le mercredi 4 octobre 2017
Dernière brève publiée le mercredi 1er février 2017
Contacter votre
Contacter le
Site mieux vu avec FIREFOX
Justice : la fronde contre la démagogie

L'actualité en 2542 brèves

brève précédente    brève suivante

Justice : la fronde contre la démagogie


Les magistrats ainsi que les personnels de la justice ont été choqués et ulcérés par les propos de Nicolas Sarkozy le 3 février dernier. Le président s’en est pris à eux, parlant de "dysfonctionnements graves" des services de police et de justice qui avaient permis la remise en liberté sans suivi de Tony Meilhon, principal suspect du meurtre de Laetitia Perrais à Pornic. Le président de la République a aussi promis des sanctions.

Dans un manifeste en ligne, 14 organisations syndicales dont 3 syndicats CGT de la Justice et de l’administration pénitentiaire font part de leur "stupéfaction face à la mise en cause par le Président de la République et par notre ministre de tutelle". Ils accusent "ces autorités publiques de tenter de faire porter la responsabilité de ce drame à des professionnels qui dénoncent depuis plusieurs mois un manque de moyens structurel, tout comme le font l’ensemble des services du Ministère de la Justice, pour assurer le suivi des personnes condamnées. Nous accusons le pouvoir exécutif de faire preuve d’une invraisemblable démagogie en faisant croire que la carence dans la prise en charge d’une mise à l’épreuve prononcée pour un outrage à magistrat puisse avoir un lien déterminant avec la commission d’un crime aussi grave."

Ces propos ont déclenché une révolte sans précédent des magistrats, d’abord les premiers concernés, puis dans de nombreux tribunaux du pays. La grogne est appelée à s’étendre aujourd’hui avec des reports d’audiences, des grèves et une mobilisation nationale jeudi. Elle se fonde sur une exigence de moyens humains pour que la justice puisse accomplir toutes ses missions. Des assemblées générales de magistrats sont prévues aujourd’hui dans de nombreuses juridictions (Marseille, Nice, Nancy, Metz, Coutances ou Caen) afin de voter des suspensions des audiences. Dès vendredi dernier, les magistrats de Rennes, Quimper, Bayonne, Besançon et Basse-Terre (Guadeloupe), ont décidé de renvoyer toutes les affaires non urgentes jusqu’à jeudi.


Brève mise en ligne le 7 février 2011