"Si tu ne partages pas la lutte,
 tu partageras la défaite" (Bertolt Brecht)
Le site de la Section Syndicale CGT de l'Adapei Papillons Blancs d'Alsace
Quoi de neuf chez nous?

Plan du site Archives du site Abonnement RSS
Outils CGT Playliste Mentions légales
Défouloir Massacre SPIP
Espace privé
2408122 visiteurs depuis le 01/11/2004
Dernier article publié le mercredi 4 octobre 2017
Dernière brève publiée le mercredi 1er février 2017
Contacter votre
Contacter le
Site mieux vu avec FIREFOX
France Télécom : un suicide qui accuse

L'actualité en 2542 brèves

brève précédente    brève suivante

France Télécom : un suicide qui accuse


Mardi 26 Avril, Rémi, employé de France Télécom à Bordeaux, s’immole par le feu sur son ancien lieu de travail. L’émotion est immédiatement intense dans l’ensemble de l’entreprise où la triste information fait le tour des services en un temps record. Rémi est la nouvelle victime de la politique antisociale de la direction qui broie littéralement les salariés. Le mercredi 27, les salariés de France Télécom Bordeaux étaient nombreux à se rassembler pour lui rendre hommage et observer une minute de silence.

Rémi est incontestablement la victime d’une politique d’entreprise qui n’a cessé de s’aggraver depuis la privatisation de l’ancien opérateur public. Avec comme unique maître, la recherche du profit maximal pour verser des dividendes colossaux, la direction du groupe a pratiqué une politique de terreur vis-à-vis des salariés pour réduire à tout prix les "coûts" salariaux : restructurations incessantes, suppressions massives d’emploi, déclassements de nombreux employés, mobilités forcées. L’ancien PDG, Didier Lombard s’en était fait le champion ce qui avait entrainé une trentaine de suicides entre 2008 et 2009.

L’actuel PDG, Stéphane Richard, était censé rompre avec cette politique impitoyable de management qui produit du stress et de la souffrance au travail. Et pourtant, il y a 6 mois, Rémi, de contrôleur de gestion était devenu "préventeur", poste qui n’était pas adapté à ses compétences et qualifications, preuve que les reclassements-déclassements et mutations non souhaitées continuent à France Télécom.

Le courrier qu’il avait envoyé, en 2009, à la direction de France Télécom, et qui décrivait cette situation dramatique des salariés qui se sentent soudain "en trop", après des années de travail, n’avait jamais été pris en compte.

Aucune entreprise ne mérite que l’on meure pour elle. Le bilan de France Télécom, entreprise, autrefois publique, est terrible : d’un côté, 22000 postes supprimés entre 2006 et 2008, de l’autre 3,8 milliards d’€ de bénéfices qui seront distribués en dividendes aux actionnaires.

Il faut que cela cesse ! Les télécommunications doivent être au service de tous et les salariés ne doivent plus jamais servir de variable d’ajustement pour les profits de quelques-uns !


Brève mise en ligne le 28 avril 2011