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L’austérité pour mériter le maintien du "triple A"

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L’austérité pour mériter le maintien du "triple A"


Malgré toutes les précautions oratoires, le plan de "réduction des déficits" annoncé par le premier ministre lors de sa conférence de presse ressemble à s’y méprendre à un tour de vis supplémentaire d’une politique d’austérité pluriannuelle qu’il veut installer comme le prouve sa référence à la règle d’or et à l’objectif de conserver les 3A décernés par les agences de notation.

De l’ensemble des mesures fiscales très techniques qu’il a énumérées, il a voulu tirer la conclusion que les efforts étaient demandés aussi bien aux grandes fortunes qu’aux petits budgets.

Il n’en est rien.

Les 3% sur les revenus fiscaux supérieurs de plus de 500000€ ne rapporteraient qu’environ 200 millions d’€ selon une réponse qu’il a faite à un journaliste italien. Rappelons que la réforme de l’impôt sur le revenu leur avait rapporté 1, 80 milliard d’€. Cette taxation est donc une entourloupe et une goutte d’eau dans l’océan des profits.

Le plan du gouvernement ne remet pas en cause les profondes inégalités dans la répartition des richesses. Il ne remet pas en cause des niches fiscales qui coûtent cher comme, par exemple, la défiscalisation des heures supplémentaires et la TVA à 5,5% dans la restauration sans effet sur la baisse des prix ni sur l’embauche dans ce secteur.

La poursuite du non-remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite, l’encadrement encore plus stricte des dépenses de santé vont casser encore plus le droit à l’emploi et à l’accès aux soins qui sont des droits fondamentaux.

Le "seuil de tolérance" à l’austérité est atteint.

L’urgence c’est la riposte unitaire du mouvement social pour bloquer la spirale infernale d’une politique de régression sociale.


Brève mise en ligne le 24 août 2011