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Les vies des travailleurs de Fralib valent plus que leur surprofit !

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Les vies des travailleurs de Fralib valent plus que leur surprofit !


En 119 ans le thé de l’éléphant est devenu un élément incontournable du paysage industriel des Bouches-du-Rhône (Gémenos). Aujourd’hui, ce site menacé de fermeture par le groupe mondial Unilever est devenu un symbole de l’absurdité du système capitaliste. Il est aussi l’emblème du courage et de la dignité des travailleurs-ses qui ne veulent pas se laisser faire et mènent une lutte de longue haleine.

A Fralib, il n’est même plus question d’exploitation, ce qui est déjà inacceptable en tant que tel, mais de destruction d’un savoir faire acquis durant une longue histoire pour un site qui serait même rentable pour les capitalistes. Rentable donc… mais pas suffisamment ! A Gémenos, comme ailleurs, le système capitaliste poursuit sa fuite en avant et détruit la vie de millions, dans sa crise il ne peut plus désormais se contenter du profit mais a besoin d’un surprofit. Il n’existe qu’une seule voie contre cela, et les travailleurs-ses de Fralib nous la montrent : refuser la logique tout bonnement inhumaine du directeur de l’usine déclarant que les salaires sont "trop élevés", lutter pied à pied pour son emploi certes mais aussi pour sa dignité, pour dire, en somme, que nos vies valent plus que leur (sur)profits !

A Fralib se joue une bataille de la guerre sociale larvée qui est livrée à tous les travailleur-ses, les précaires, les jeunes, les chômeur-ses. Le site ne doit pas fermer, les emplois, le savoir faire et les expériences accumulés ne doivent pas être sacrifiés pour le profit d’Unilever. Il est légitime que les salariés veulent reprendre l’activité, et que leurs représentants défendent l’idée que les travailleurs ont la capacité de produire eux même.

Il faut soutenir sans réserve les Fralib ainsi que leur appel au boycott des produits Lipton.

Nous condamnons les poursuites judiciaires envers certains salariés de l’entreprise et appelle à la solidarité avec ceux-ci lors de leur passage au tribunal de Nanterre le 6 septembre.


Brève mise en ligne le 3 septembre 2011