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Surplus alimentaires : cela ne fait pas une politique de lutte contre la pauvreté

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Surplus alimentaires : cela ne fait pas une politique de lutte contre la pauvreté


ATD Quart Monde a réagi le 21 septembre par un communiqué à la baisse drastique des des fonds alloués au Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD).

L’organisation humanitaire interroge : "Ne devrait-on pas s’indigner surtout que nos sociétés considèrent normal de fonder sur des surplus alimentaires leur politique de lutte contre la pauvreté ?

La recrudescence des soupes populaires modernes, très médiatisées, est à l’honneur des bienfaiteurs et bénévoles qui leur consacrent leur générosité, mais elle déshonore nos responsables politiques et humilie leurs bénéficiaires. Ceux-ci sont contraints d’aller faire la queue, mais disent, lorsqu’on leur donne la parole, qu’ils y perdent leur dignité et leur foi dans l’avenir.

Ne devrait-on pas plutôt s’indigner que, dans le même temps, des droits fondamentaux comme la CMU1 complémentaire soient de moins en moins accessibles, ou encore que le revenu de dignité – RMI puis RSA - soit tant critiqué et qu’il décroche chaque année depuis plus de 20 ans par rapport au coût de la vie ?

Les populations pauvres avec qui ATD Quart Monde lutte depuis 50 ans en France et dans le monde en ont assez de dépendre du bon vouloir des autres et des politiques à très courte vue.

Ce qu’elles demandent, c’est de pouvoir habiter avec les autres, et non pas dans des hébergements temporaires et stigmatisants. Ce qu’elles demandent, c’est de pouvoir travailler afin de subvenir à leurs besoins, et non pas encore plus d’une aide alimentaire qui les humilie.

Ce qu’elles demandent avant tout, c’est une école où leurs enfants et leurs jeunes pourraient se libérer de la fatalité de la misère. Leur désir profond est que ceux-ci ne subissent pas la vie intolérable qu’elles ont vécue. Aujourd’hui, toutes les études montrent que l’impact du milieu social sur l’échec scolaire augmente. Si nous ne nous attaquons pas à cette question de fond, nous préparons la misère de demain."


Brève mise en ligne le 26 septembre 2011