"Si tu ne partages pas la lutte,
 tu partageras la défaite" (Bertolt Brecht)
Le site de la Section Syndicale CGT de l'Adapei Papillons Blancs d'Alsace
Quoi de neuf chez nous?

    Négociations Annuelles Obligatoires 2017

    Vous trouverez ci-dessous les revendications qui ont été défendues par les Organisations Syndicales CFE/CGC, CGT et FO lors de la réunion des Négociations Annuelles Obligatoires du mardi 17 octobre 2017. Ces revendications ont l’adhésion des représentants (...)

    Négociation sur l’harmonisation des statuts : DANGER !

    Nous avons appris que l’employeur a supprimé unilatéralement 6 jours de Congés Trimestriels à certainEs salariéEs. Les Organisations Syndicales CFDT, CFE/CGC, CGT et FO appellent l’ensemble des salariéEs à faire preuve de la plus grande vigilance et à nous signaler toutes (...)

Plan du site Archives du site Abonnement RSS
Outils CGT Playliste Mentions légales
Défouloir Massacre SPIP
Espace privé
2439960 visiteurs depuis le 01/11/2004
Dernier article publié le vendredi 10 novembre 2017
Dernière brève publiée le mercredi 1er février 2017
Contacter votre
Contacter le
Site mieux vu avec FIREFOX
Un repas solidaire contre les expulsions

L'actualité en 2542 brèves

brève précédente    brève suivante

Un repas solidaire contre les expulsions


Mercredi 30 novembre, 8h du matin, une centaine de policiers et de gendarmes expulsent 9 familles dont 29 enfants du 11 rue Dézobry, près de la gare de St Denis. Le mercredi suivant ce sont 40 adultes et 7 enfants qui se retrouvent à la rue en plein hiver, expulsés du 76 rue Gabriel Péri, en centre ville. Dans les deux cas, les expulsé-e-s n’ont pu récupérer leurs affaires (papiers, vêtement, doudous, médicaments…) et les enfants se retrouvent déscolarisés.

Au prétexte de les protéger de l’habitat insalubre et dangereux, le préfet Lambert, aux ordres du gouvernement, les rend sans-abri. De fait, il les considère comme des citoyens de seconde zone, alors qu’ils travaillent, cotisent et payent des impôts. Dans sa logique absurde, il nous promet aussi qu’il continuera à expulser pendant la trêve hivernale, sans aucune solution de relogement. Des centaines de personnes seront concernées à St Denis et des milliers dans le 93 par cette injustice sociale.

La préfecture refuse tout dialogue avec les familles expulsées

Depuis maintenant presque deux semaines les expulsé-e-s, devenus maintenant sans-abri, n’ont d’autres moyens que de camper devant la mairie, indignés, dans le froid et la tempête. Et la Préfecture rejette tout début de négociation. Ce lundi 19 décembre, une délégation des familles et du comité de soutien s’est rendue en sous-préfecture pour être reçue. Elle s’est retrouvée face à un interphone où on lui annonçait une fin de non recevoir : ni rendez-vous, ni reprise des négociations, ni relogement d’urgence. Ce sont les "mots d’ordre" selon les propres termes de la Préfecture. Aujourd’hui, la situation de ces familles est complètement bloquée.

A la veille de Noël et pendant la trêve des confiseurs : la lutte continue !

Face à ce mépris de l’Etat, en trois semaines, les habitants, parents, militants, enseignants solidaires et révoltés ont organisé 5 manifestations, des collectes d’argent et de vêtements. Dans l’immédiat, ils demandent le relogement des familles, l’arrêt des expulsions et la régularisation pour celles et ceux qui n’ont pas de papiers.

Pour faire entendre la voix des expulsé-e-s et pour continuer, dans la chaleur et la convivialité, la mobilisation solidaire, les expulsé-e-s et le comité de soutien organisent un Repas de Noël, le mercredi 21 décembre. Chacun-e apportera de quoi manger, boire, rigoler et partager. Des artistes seront présents pour soutenir la lutte et animer la soirée.


Brève mise en ligne le 20 décembre 2011