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Pas "d’emplois vieux" pour casser la sécu !

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Pas "d’emplois vieux" pour casser la sécu !


La dernière trouvaille sortie du chapeau de président candidat est la création "d’emplois vieux" censés permettre au "seniors" de conserver un emploi en attendant une retraite de plus en plus tardive.

Il a préconisé dimanche d’exonérer de cotisations sociales patronales les employeurs qui recruteraient en CDI ou en CDD de plus de 6 mois des chômeurs de plus de 55 ans. Cette aide serait permanente.

Cette tentative, à vrai dire pas très nouvelle, permettrait de créer des emplois précaires et mal payés, que les "seniors" seraient contraints d’accepter pour continuer de gagner leur vie, tandis que les jeunes arrivant sur le marché du travail resteraient eux aussi réduits au chômage et à la précarité.

Les seuls vrais bénéficiaires de cette mesure seraient les employeurs. Plutôt que de conserver des salariés en fin de carrière, avec un salaire décent, les patrons pourraient continuer de s’en débarrasser, en leur substituant ces nouveaux emplois précaires, et… cerise sur le gâteau en étant totalement exonérés de cotisations sociales.

Après les 31 milliards d€ actuels d’exonérations déjà existantes, après l’instauration de la TVA antisociale, cette mesure est un nouveau pas pour en finir avec le financement par les employeurs de la sécurité sociale.

Les solutions sont à l’opposé :
- des emplois durables, en CDI ou statutaires,
- l’interdiction des licenciements,
- une réduction du temps de travail permettant le partage du travail entre tous,
- le départ à la retraite à 60 ans avec 75% du meilleur salaire, et à 55 ans pour les travaux pénibles,
- la fin de toute exonération de cotisations patronales.

Tout cela est possible en imposant une autre répartition des richesses.


Brève mise en ligne le 20 mars 2012