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Amiante : la justice reconnaît la faute de Sanofi après la mort d’un salarié

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Amiante : la justice reconnaît la faute de Sanofi après la mort d’un salarié


La justice a reconnu jeudi 3 mai 2012 la "faute inexcusable" commise par Sanofi-Chimie en exposant à l’amiante un ex-salarié de son site de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), mort en 2010 d’un cancer broncho-pulmonaire.

Le Tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS) de Créteil a ordonné le versement d’indemnités à la veuve, aux enfants et aux petits-enfants d’Amar Berkane, mort en août 2010 alors qu’il venait de prendre sa retraite après trente-sept ans passés à l’usine Sanofi de Vitry. Ces indemnités seront payées par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) et non le chimiste, en raison "d’erreurs administratives" commises par la Sécurité sociale. "Sanofi est reconnu coupable, mais ils ne payent pas. C’est déplorable. Je veux que Sanofi assume ses responsabilités. On parle du premier groupe pharmaceutique français", estime la fille de l’ex-employé qui porte plainte. Lors de l’audience, le 15 mars 2012, l’avocate de la famille Berkane avait affirmé que le groupe de chimie n’avait pas informé Amar Berkane des risques qu’il encourait concernant l’amiante et ne proposait pas de protection spécifique. En défense, l’avocate de Sanofi avait nié que les salariés du site aient été exposés à un quelconque risque, soutenant que les tuyauteries contenant éventuellement de l’amiante "se trouvaient à l’extérieur du site" et affirmant que les salariés étaient équipés de "masques à cartouche filtrante". Selon la CGT, au moins 28 anciens salariés de l’usine sont morts de pathologies liées à l’amiante.


Brève mise en ligne le 4 mai 2012