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Procès du Médiator : rejet de la quasi totalité des premières demandes d’indemnisation

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Procès du Médiator : rejet de la quasi totalité des premières demandes d’indemnisation


La très grande majorité des premières demandes d’indemnisation des victimes présumées du Mediator déposées auprès de l’Office national des accidents médicaux (ONIAM) viennent d’être rejetées par les experts : seuls 20 dossiers ont fait l’objet d’un avis positif, tandis que 563 ont été rejetés, dont 555 pour "absence de causalité prouvée" entre les pathologies signalées et la prise du Mediator et 8 dossiers purement et simplement refusés car la prescription du Mediator n’a pas pu être établie.

Depuis sa mise en place en novembre dernier, le collège d’experts, mis en place par le ministère de la Santé, a reçu 7467 demandes d’indemnisations dont 1114 dossiers sont "à différents stade de la procédure".

Pour les victimes, les premiers rejets sont durs à accepter. "Nous sommes très en colère contre le collège d’experts", a commenté le Dr Dominique-Michel Courtois, président de l’association des victimes du Mediator (Avim), qui présente quelque 5000 dossiers d’indemnisation. "Le refus risque de porter sur des milliers de dossiers", a-t-il estimé, précisant que les refus concernaient principalement les petites fuites cardiaques.

"Ces valvulopathies bénignes, assez fréquentes dans la population âgée, sont rejetées par le collège d’experts parce qu’il est difficile d’établir un lien "direct et causal" avec la prise du Mediator", a expliqué la pneumologue Irène Frachon, première à dénoncer les dangers de ce médicament. "Il faut que le doute bénéficie à la victime alors qu’il bénéficie actuellement à Servier", a-t-elle ajouté.

Me Charles Joseph-Oudin, avocat des victimes, a qualifié la décision de l’Oniam de "décision idéologique et stratégique parce qu’il y a trop de dossiers".

Pour Indecosa-CGT, association pour l’information et la défense des consommateurs salariés, "cette méthode qui consiste à déresponsabiliser au maximum les laboratoires Servier dans cette affaire est indigne. Le plus choquant, c’est que nous soupçonnons, tout comme la pneumologue Irène Frachon, L’Etat de réduire au maximum le nombre d’ayant droit pour ne pas avancer l’argent […] Dés la création du fond d’indemnisation, comment ne pas rester perplexe sur la composition des membres du fond : sur les 7 membres seulement 2 sont des experts scientifiques et pour couronner le tout un représente les intérêts du groupe pharmaceutique".


Brève mise en ligne le 4 octobre 2012