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Après le drame de Figeac : des questions sans réponses concernant l’accès aux soins

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Après le drame de Figeac : des questions sans réponses concernant l’accès aux soins


A la suite du drame de Figeac au cours duquel une famille a perdu son bébé né prématurément lors du voyage qui emmenait la mère pour accoucher, la CGT de Midi Pyrennées et la CGT Santé et Action sociale du Lot ont publié un communiqué dans lequel elles rappellent que chaque année, "plus de cent femmes enceintes sur la circonscription de Figeac font plus de 45 minutes pour rejoindre une maternité. Une vingtaine n’y parvient pas".

C’est le cas de Figeac, mais pas seulement : d’autres bassins de santé de la Région Midi-Pyrénées sont concernés et le Projet Régional de Santé de Midi-Pyrénées 2012-2017 confirme ces situations et va même jusqu’à les aggraver.

L’accident tragique qui bouleverse aujourd’hui la vie d’une famille lotoise est malheureusement le résultat d’une politique régionale de santé qui ne se soucie guère du sort des patients. Depuis toujours, la CGT dénonce cet état de fait : l’offre de soins en Midi-Pyrénées fait les frais de volontés politiques qui mettent en danger les populations. Parallèlement la CGT porte des revendications en termes d’aménagement du territoire et de l’offre de soins publique de proximité et de qualité. En éloignant les lieux de soins des bassins d’emploi et des bassins de santé, l’Agence Régionale de Santé participe de manière active à la désertification médicale et à l’instauration de déserts médicaux.

À côté de cela, la CGT exige qu’une réflexion soit amorcée sur le financement des hôpitaux et des structures médico-sociales, avec notamment la suppression de la "tarification à l’activité". Si la protection sociale a permis des progrès sociaux considérables en espérance de vie, en qualité et en sécurité de vie, nous sommes aujourd’hui à un tournant de notre système et les droits les plus élémentaires ne sont plus accessibles à un grand nombre de nos concitoyens. Les assurés sociaux renoncent aux soins à cause des déremboursements et de l’augmentation des cotisations des mutuelles. Dans le même temps, la précarisation de l’emploi diminue encore plus l’accessibilité aux soins. Cela est inadmissible ! (…) Alors que vient d’être installée la mission "Pacte de Confiance pour l’hôpital" et que s’ouvre le débat parlementaire sur la loi de FSS, la CGT exige un bilan de la mise en œuvre de la loi HPST, un moratoire sur les restructurations et suppression d’emplois, un financement à la hauteur des besoins afin de garantir à tous une qualité et une égalité d’accès aux soins sur tout le territoire.


Brève mise en ligne le 24 octobre 2012