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Augmentation des tarifs de l’électricité : les dégâts de la dérèglementation

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Augmentation des tarifs de l’électricité : les dégâts de la dérèglementation


La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient de rendre publique son étude sur l’analyse des coûts de production et de commercialisation d’EDF, ainsi que sa conclusion sur les montants nécessaires d’augmentation des tarifs réglementés à l’été 2013.

Les hausses envisagées sont extrêmement importantes, alors que huit millions de français sont en précarité énergétique.

"Les coûts reflétés par l’étude de la CRE correspondent-ils à des dépenses utiles pour assurer à notre pays une énergie sûre et de qualité", s’interroge la Fédération nationale des mines et de l’énergie (FNME) CGT, dans un communiqué daté du 5 juin 2013 ?

La FNME alerte depuis plusieurs années sur plusieurs facteurs inquiétants :

"Les changements d’orientation de l’entreprise, conséquences de la dérèglementation du secteur, ont conduit dans les années 90 et 2000 à des sous-investissements importants dans les moyens de production et dans les réseaux. Cela a conduit à une telle dégradation que le redressement est devenu urgent et nécessaire, autant sur les moyens techniques que les moyens humains pour permettre le transfert de connaissances imposé par les départs en inactivité des agents. Il n’est donc pas surprenant de constater aujourd’hui que les coûts de production ont augmenté fortement pour assurer la reprise d’investissements devenus indispensables.

La dérèglementation du secteur a conduit et continue à déstructurer le secteur et génère du gaspillage. La séparation des entreprises voulue par Bruxelles a eu pour conséquence de jeter par la fenêtre des millions d’euros pour séparer les systèmes d’information des entreprises. La désoptimisation se retrouve à tous les niveaux et dans tous les métiers. Garder ou conquérir des parts de marché implique par ailleurs à affecter plus de personnel à l’activité commerciale. Tous ces coûts sont pointés dans l’augmentation importante des coûts commerciaux. A cela se rajoute l’obligation d’acheter des certificats d’économie d’énergie."

"S’il est nécessaire d’investir pour disposer d’un parc de production performant et de refléter les coûts correspondants dans les tarifs réglementés, il est urgent de faire un bilan sérieux de la déréglementation y compris sur un plan comptable," estime la FNME, qui appelle le gouvernement à prendre ses décisions concernant l’évolution des tarifs en tenant compte des besoins d’investissements mais aussi du pouvoir d’achat des ménages dans une période particulièrement difficile.

"Plus que jamais, la constitution d’un pôle public de l’énergie pour permettre une appropriation sociale de tout ce secteur si stratégique et retrouver une maîtrise économique et sociale de ce secteur au service de l’intérêt général. C’est le sens de la mobilisation des salariés de l’énergie, le 13 juin 2013."


Brève mise en ligne le 6 juin 2013