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Pacte de responsabilité : encore un cadeau fait aux patrons

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Pacte de responsabilité : encore un cadeau fait aux patrons


Jour J pour les concertations sur le pacte de responsabilité. Lancé par François Hollande le 14 janvier dernier, c’est ce lundi 27 janvier que Jean-Marc Ayrault recevait syndicats et patronat à Matignon.

La délégation CGT * conduite par Thierry Lepaon est venue pointer la situation économique et sociale "catastrophique pour l’ensemble des salariés". A l’issue de l’entretien, "pas de surprise, pas de scoop", a-t-elle annoncé aux journalistes, marquant son désaccord avec la façon dont "un deal" s’est fait entre le chef de l’Etat et le patron du MEDEF.

Concernant les politiques publiques, Marie-Laurence Bertrand ne voit aucune différence avec le processus initié depuis l’élection présidentielle. Aucune non plus avec ce qui a été mis en place par Nicolas Sarkozy sur la Révision générale des politiques publiques. "On est toujours sur une logique comptable. On définit d’abord le volume que l’on veut diminuer, sans réfléchir à un meilleur service public, afin que chacune et chacun vive le mieux possible dans ce pays", a-t-elle souligné.

Le flou persiste sur le financement de la politique familiale. On sait juste que les 5,25% que représentent les cotisations familiales des employeurs n’existeront plus en 2017. Près de 30 milliards devront faire l’objet de l’économie de la dépense publique. "C’est une remise en cause des services publics tels qu’ils existent aujourd’hui," réagit Eric Aubin. La délégation a rappelé son désaccord avec le transfert des cotisations et a proposé la modulation des cotisations qui permettrait de faire rentrer plus d’argent dans les caisses de la protection sociale, en prenant en compte les politiques d’emplois et de salaires.

30 milliards de cotisations renvoyés sur le budget de l’Etat, et donc de fait, vers la fiscalité : "un nouveau cadeau fait au patronat", fustige Mohammed Oussedik, avant de réagir à l’annonce de la création d’un million d’emplois nets d’ici à 2017. "Un million, c’est le solde naturel de créations d’emplois, si aucune autre mesure n’est faite. Chaque année en France, 200000 emplois industriels sont créés. Sur cinq ans, on atteint le million", précise-t-il. La question est toute autre s’il s’agit véritablement d’en créer un million en plus… dans ce cas, "on aimerait en connaître les modalités".

Le scepticisme, les interrogations, mais aussi la détermination, sont les sentiments recueillis à l’issue de ce rendez-vous. Au sortir de Matignon, la CGT puise de nouvelles raisons de mobiliser les salariés le 6 février prochain ** à l’occasion de la journée interprofessionnelle d’action.

* Délégation CGT composée de Thierry Lepaon, Marie-Laurence Bertrand, Agnès Le Bot, Mohammed Oussedik et Eric Aubin.

** Voir en lien, le dossier sur la journée interprofessionnelle d’action du 6 février 2014


Brève mise en ligne le 27 janvier 2014