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Rencontre de Thierry Lepaon avec la Direction du DGB à Berlin : en phase contre l’austérité et la précarité

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Rencontre de Thierry Lepaon avec la Direction du DGB à Berlin : en phase contre l’austérité et la précarité


Mardi, 25 mars, Thierry Lepaon a rencontré à Berlin Michael Sommer, président du DGB et Annelie Buntenbach, membre du bureau du DGB. Les échanges ont porté sur les politiques économiques du gouvernement Hollande et les expériences allemandes sous le gouvernement Schröder. Les conséquences des coupes sociales introduites par le ministre du Travail allemand de l’époque, Hartz qui a été reçu récemment par le Président Hollande, ont été décrites par Michael Sommer. DGB et CGT se rejoignent pour considérer que les politiques menées actuellement en France sont susceptibles d’avoir les mêmes conséquences pour les travailleurs que celles conduites en Allemagne il y a dix ans : une précarisation inacceptable du travail.

En effet, l’expérience allemande, avec près de dix ans de recul, montre que le résultat de telles approches risquent d’être : l’extension sans précédent des très bas salaires, l’augmentation de la précarisation, la privation de droits sociaux pour de larges segments de la société ainsi que la casse du système de sécurité sociale. Ces conséquences concernent de façon prépondérante les femmes. Les travailleurs sont soumis par ce type de politique à une forme de chantage, et se retrouvent obligés d’accepter n’importe quel travail.

Thierry Lepaon et Michael Sommer partagent l’idée que l’impact sur la démocratie de telles politiques est particulièrement dangereux : désengagement, abstention massive, et fuite vers l’extrême droite. La situation française, après le premier tour des municipaux est à cet égard très significative.

Au-delà, ces politiques mènent vers une stigmatisation du mouvement syndical, les organisations se trouvant dépeintes comme passéistes, sur fond de casse des conventions collectives : un cercle vicieux qui produit toujours plus de précarité. Dans un tel contexte, la recherche de l’unité syndicale est une nécessité sur laquelle insistent particulièrement nos camarades allemands.

Thierry Lepaon et Michael Sommer partagent enfin l’analyse que seule une ligne ferme du mouvement syndical peut permettre une défense efficace de l’intérêt des travailleurs. Il est nécessaire de refuser résolument tout recul social dans cette période. Même si l’Allemagne est présentée actuellement comme l’exemple qui a réussi, le prix payé par les travailleurs les plus vulnérables n’est pas acceptable : le transfert des richesses toujours dans la même direction, au détriment de la rémunération du travail, ne peut pas continuer.


Brève mise en ligne le 28 mars 2014