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Propositions du MEDEF : les organisations syndicales dénoncent la provocation du patronat

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Propositions du MEDEF : les organisations syndicales dénoncent la provocation du patronat


Réaction unanime des organisations syndicales en ce début de semaine, après l’annonce du MEDEF, révélée par Les Échos lundi 15 septembre 2014, de son projet de " relancer la dynamique de création d’emplois en France".

Le texte de 50 pages qui sera présenté par le patronat, lors d’une conférence de presse le 24 septembre prochain, envisage la création d’un million d’emplois. Et ses conclusions stipulent que "certaines propositions pourraient apparaitre certainement agressives ou caricaturales à certains"… Le MEDEF a vu juste : les syndicats ont aussitôt dénoncé avec virulence "la provocation du patronat".

Explications.

Le patronat affiche donc l’ambition de créer un million d’emplois et la volonté de "relancer le débat", mais à quel prix ? :
- Il estime notamment que la suppression de deux jours fériés sur onze permettrait la création de 100000 emplois.
- Il propose de vider le SMIC de sa substance et de créer un sous-Smic, en instaurant un salaire inférieur au minimum pour les "populations les plus éloignées de l’emploi et qui pourrait être complété par des allocations sociales afin de garantir un pouvoir d’achat équivalent au Smic".
- Il réclame une remontée des seuils sociaux,
- une plus grande permissivité du travail de nuit et du dimanche,
- et enfin un nouveau détricotage de la loi sur les 35 heures pour toutes les entreprises.

Interviewé par l’AFP, Thierry Lepaon, qui considère ces propositions "ringardes" et d’un "archaïsme grandissant" s’est dit "stupéfait du culot" du MEDEF, en rappelant que lors d’une réunion la semaine dernière avec les syndicats pour fixer l’agenda social "aucun des sujets que le MEDEF avance aujourd’hui n’a été mis sur la table." Selon le secrétaire général de la CGT, le MEDEF a "orchestré sa communication" avant le discours de Manuel Valls devant le Parlement et avance des propositions qui vont "constituer son cheval de bataille d’ici la fin de l’année". "J’attends du Premier ministre qu’il tire les choses au clair et ramène enfin le patronat à la raison", lors de son discours mardi 17 septembre à l’Assemblée nationale, a-t-il affirmé.

"La CFDT y voit une entorse aux relations de confiance avec le MEDEF", écrit Les Échos. Sur la remise en cause des 35 heures comme durée légale, Laurent Berger répond : "hors de question pour la CFDT". Sur la baisse du niveau du Smic : "hors de question pour la CFDT." Et sur la suppression de jours fériés : "hors de question pour la CFDT. Et je pourrais continuer la liste comme ça", a-t-il confié au journal Libération.

Jean-Claude Mailly s’est demandé, sur BFM TV, "si c’était le 1er avril". Selon le numéro 1 de Force Ouvrière, "le MEDEF est dans l’outrance, il se sent pousser des ailes (…) ces derniers temps, le gouvernement a tendance à répondre assez fortement à ses revendications". "La prochaine étape c’est quoi ?", s’interroge Jean-Claude Mailly. "Il faut travailler le dimanche, il faut augmenter les seuils sociaux, il faut augmenter la durée légale du travail. On va faire travailler les enfants ?"

La CFTC, quant à elle, a prévenu qu’elle n’ira pas à la rencontre bilatérale prévue avec le MEDEF le 22 septembre prochain.

Y compris l’UPA et la CGPME, côté patronal "ont grincé des dents", affirme le quotidien national de l’économie.


Brève mise en ligne le 16 septembre 2014