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SNCM : un enjeu républicain

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SNCM : un enjeu républicain


La survie de la société nationale Corse Méditerranée (SNCM) est un véritable enjeu social, industriel, écologique, et bien sûr politique. Parmi les offres de reprise déposées au tribunal de commerce de Marseille début février 2015, quatre sont considérées comme sérieuses. Le spectre de la liquidation judiciaire s’éloigne, mais pas celui de la casse sociale.

La SNCM est la plus importante compagnie maritime française en mer méditerranée. Sa sauvegarde est un enjeu essentiel bien au-delà des Bouches-du-Rhône. À Marseille, c’est 2000 emplois directs, mais aussi 000 emplois indirects. Son équipement en navires mixtes de transports de passagers et de fret, propulsés au gaz naturel liquéfié, aurait un impact capital sur l’activité des chantiers navals de Saint-Nazaire et marquerait une étape importante de modernisation de la flotte française vers un modèle plus écoresponsable.

L’union départementale CGT des Bouches-du-Rhône (13) dénonce le fait que "le seul objectif demeure la rentabilité financière au détriment de la réponse aux besoins des usagers, de l’emploi et de l’environnement."

La SNCM est aussi un enjeu politique, car elle est un maillon essentiel de la continuité territoriale nationale et transméditerranéenne. Elle doit jouer un véritable rôle de service public en assurant le maintien de lignes qui ne sont pas forcément rentables. On ne peut laisser le transport de passagers à des concurrents low cost, qui ne s’intéressent qu’aux lignes rentables. Concurrents qui ne se privent pas de toucher des dizaines de millions d’euros de subventions sur le dos du contribuable français, tout en navigant sous pavillon international et en employant aucun marin français.

Rappelons que la SNCM est en redressement judiciaire depuis fin novembre 2014. Les quatre offres de reprise considérées comme sérieuses concerneraient l’intégralité des activités de la compagnie, mais pas à périmètre constant. Alors que Transdev, l’actionnaire principal de la SNCM, vient d’annoncer qu’il financerait le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), ce sont bien des centaines d’emplois qui sont menacés.

- Voir le dossier réalisé par l’union départementale CGT des Bouches-du-Rhône (13) pour apporter l’éclairage nécessaire sur la situation de la SNCM
- Voir la pétition "Pour que vive la SNCM !"
- Cliquer ici pour voir le tract de la CGT des Bouches-du-Rhône sur la SNCM


Brève mise en ligne le 13 février 2015