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Santé, sécurité et conditions de travail : le patronat de l’intérim refuse de négocier sérieusement

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Santé, sécurité et conditions de travail : le patronat de l’intérim refuse de négocier sérieusement


Hier mercredi 18 mars, l’agence d’intérim Proman de l’avenue Ledru-Rollin à Paris a été occupée par des salariés temporaires et des permanents à l’appel de l’Union syndicale CGT de l’Intérim qui dénoncent la "passivité" du patronat de la branche, Prism’Emploi, dans la négociation "Santé et sécurité au travail" entamée depuis le 28 février 2014.

Cette négociation obtenue grâce à la mobilisation en 2013 et 2014 est dans l’impasse. C’est ainsi par exemple que la partie patronale refuse de communiquer les données sur les accidents de travail pour l’année passée. Pourtant, les salariés intérimaires sont particulièrement exposés. Ainsi en 2013, les statistiques sont alarmantes : 34848 accidents du travail ont été comptabilisés pour 764848 salariés, 67 salariés intérimaires sont morts au travail. On estime que les risques d’accident sont deux fois supérieurs pour un salarié intérimaire que pour un travailleur en CDI.

"La maltraitance dans l’intérim existe bel et bien", affirme l’USI CGT. "De plus en plus de salariés sont à la limite de leur résistance physique, morale". L’USI CGT dénonce ce simulacre de négociation et la stratégie de Prism’emploi qui vise à couvrir la maltraitance qui se généralise dans les entreprises. Ils cherchent en même temps à réduire les droits sociaux et les coûts salariaux en s’appuyant sur une main d’œuvre précarisée, mal ou peu formée et nullement protégée.

L’Union Syndicale de l’Intérim CGT appelle les travailleurs intérimaires et permanents à "se mobiliser et à refuser de mettre leur santé et leur vie en danger pour respecter les cadences, les délais draconiens et les objectifs de rentabilité imposés par les patrons."


Brève mise en ligne le 19 mars 2015