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Vivarte, distribution de prêt-à-porter et de chaussures : le sort du groupe est entre les mains de "fonds vautours"

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Vivarte, distribution de prêt-à-porter et de chaussures : le sort du groupe est entre les mains de "fonds vautours"


Le 5 janvier une quarantaine de salariés du groupe Vivarte* s’étaient regroupés à la mi-journée devant Bercy, où les représentants de l’intersyndicale (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) ont été reçus dans l’après-midi par le cabinet de Christophe Sirugue.

Les syndicats du groupe se sont déclarés "extrêmement déçus". Gérald Gautier, représentant de FO, s’est exprimé au nom de l’ensemble des syndicats présents, il a résumé "Ils partagent nos constats mais n’ont pas réellement de leviers. Ils nous ont dit en gros "on ne vous aidera pas" et "bonne chance" ".

Les syndicats demandaient notamment au gouvernement de faire pression sur la direction pour préserver l’emploi, au regard des aides publiques touchées par le groupe (40 millions d’€ de CICE et allègements de charges).

Le nouveau PDG du groupe a confirmé mi-novembre la poursuite du plan de cessions engagé par son prédécesseur, Stéphane Maquaire, faisant craindre aux syndicats un "démantèlement rapide" de l’entité qui employait 17000 salariés en 2016, "14000 à 15000", selon les chiffres des syndicats, après les dernières cessions.

Après l’annonce en septembre de la cession de 97 magasins La Halle aux chaussures, la mise en vente à l’été des enseignes Kookaï, Chevignon et Pataugas, qui n’ont pas trouvé preneurs à ce jour, et les cessions de Défi Mode et de la Compagnie vosgienne de la chaussure (CVC), ils craignent la vente de l’enseigne André (environ 800 salariés).

Un comité central d’entreprise est prévu vendredi 6 janvier au siège d’André à Paris.

"L’effacement de 800 millions d’€ de dettes pourrait aboutir prochainement" dans le cadre des négociations avec les créanciers "mais il restera 700 millions d’€" et "aucun expert estime que l’entreprise peut les supporter", selon M. Cheboub (CGT). En 2014, une première renégociation de la dette s’était faite au prix d’une lourde restructuration sur le plan social, avec le lancement en 2015 de quatre plans sociaux. Le délégué CGT dénonce "des sous-investissements", "un mauvais management" et une "hausse des prix".

Pour Philippe Dessains (CFDT), secrétaire du CCE d’André, trois scénarios sont possibles pour l’enseigne : "un dépôt de bilan, une poursuite de l’activité avec 60 à 80 magasins maximum (contre 135 actuellement) ou la vente". "Il faut s’attendre, dit-il, à une grosse restructuration qui ne touchera pas qu’André et pourrait aussi affecter Minelli et San Marina", dont les pertes sont "également très élevées". Il évoque de possibles "transferts de salariés et de magasins" entre enseignes.

Le secrétaire du CCE d’André redoute les licenciements "d’au moins 250 salariés, soit un tiers des effectifs" chez André, dont les dettes atteignent selon lui environ "55 millions d’€ sur les trois derniers exercices".

"L’attente est difficile à vivre, faute d’annonces précises de la part de la direction", rapporte M. Gautier (FO), selon lequel "70% des salariés sont à temps partiel" et "à 80% des femmes, souvent isolées qui vivent avec 700 euros par mois et risquent de se retrouver à la rue"

Vincent Grandière, délégué syndical CGT et directeur de magasin à Pleurtuit dans l’Ille-et-Vilaine, parle d’autres risques : "On risque aussi de se concurrencer entre nous. La direction commence à mettre des chaussures dans les Halles aux vêtements, alors que les Halles aux chaussures aux alentours sont toujours ouverts"

Les syndicats envisagent de présenter un "projet alternatif" à celui du PDG Patrick Puy, qui doit faire des annonces avant la fin du mois en comité de groupe.

*Vivarte est une entreprise française qui emploie 17000 personnes. Il est la propriété des fonds d’investissement Alcentra, Babson, Golden Tree et Oaktree depuis 2014. Elle possède notamment les marques André, Caroll, Chevignon, Kookaï, La Halle, Minelli, Naf Naf et Pataugas.


Brève mise en ligne le 6 janvier 2017