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Situation alarmante de JM ROUILLAN

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Situation alarmante de JM ROUILLAN


Le 4 février 2009, le tribunal de l’application des peines de Paris rejetait la demande de libération conditionnelle de Jean-Marc Rouillan, jugeant cette requête "illégale" sous prétexte qu’il n’avait pas effectué une année complète de semi-liberté. Alors que c’est cette même justice "antiterroriste" qui avait décidé le 16 octobre dernier d’interrompre sa semi-liberté pour le remettre en prison à temps complet.

De fait, Jean-Marc Rouillan a été une fois de plus l’objet d’une décision d’exception rendue par une justice d’exception, "la dernière création de la justice antiterroriste : le juge d’application des peines antiterroriste" (communiqué du Syndicat de la magistrature du 27 novembre 2008). Et pourquoi ? Pour une interprétation tendancieuse de trois lignes extraites d’une interview à L’Express.

Il a ainsi entamé sa vingt-deuxième année de prison et les délais avant d’obtenir un nouvel aménagement de peine sont des plus aléatoires, à la lumière de ce que subissent aujourd’hui les prisonniers politiques : ils peuvent se compter en années de prison supplémentaires.

Cela témoigne de l’acharnement de l’État contre un militant révolutionnaire qui, avec ses camarades, a résisté à l’anéantissement durant ces longues années d’emprisonnement, marquées par l’isolement et des conditions très dures de détention. En dépit du chantage au reniement, il n’a jamais accepté de trahir son engagement. C’est ainsi qu’il a pu préserver son identité de militant. Et au moment où Jean-Marc Rouillan devait selon la loi retrouver la liberté, l’État prétend lui interdire de s’exprimer publiquement et de s’engager dans un parti politique légal.

Il n’y a en réalité aucun fondement juridique à lui imposer aujourd’hui un chantage aux regrets, alors que ceux-ci n’ont pu être exigés de lui pour le placer en semi-liberté. La notion de repentance n’existe pas en droit français. Mais un dispositif légal exceptionnel, mis en place au nom d’une idéologie sécuritaire qui connaît un développement sans précédent, a entraîné ces derniers temps un net durcissement de la situation des prisonniers politiques révolutionnaires. Ils sont les premiers visés par ces mesures préventives à l’égard des conflits sociaux qui surgiront inévitablement au cours de la crise économique.

Aujourd’hui, Jean-Marc Rouillan subit des conditions de détention d’une grande violence : dans une incertitude totale sur son sort, il n’a toujours pas été transféré en centrale, mais reste enfermé à la maison d’arrêt des Baumettes, où les parloirs et la communication avec l’extérieur sont très limités. Il n’a plus d’ordinateur, comme si l’administration pénitentiaire tentait de le briser en lui interdisant l’écriture, son instrument de résistance à la destruction carcérale. Et de récentes nouvelles nous alarment : depuis la mi-février, Jean-Marc a vu son état de santé se dégrader, sans que la direction de la prison ne prenne en compte l’urgence de sa situation. Des pressions de l’extérieur ont été nécessaires pour que celle-ci commence à apporter les réponses médicales exigées par ses douleurs et ses troubles.

Jean-Marc Rouillan ne doit pas rester otage de l’État. Il doit être libéré !

Collectif pour la libération des militant-e-s d’Action Directe


Brève mise en ligne le 7 mars 2009