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NON à la privatisation de la Poste

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NON à la privatisation de la Poste


Suite à la réunion de la commission Ailleret sur le devenir de la Poste, Luc Chatel vient d’annoncer que le changement de statut serait examiné au conseil des ministres le 27 juillet.

Le choix de la date en dit long sur le courage du gouvernement, qui compte profiter de la trêve estivale pour s’épargner la fronde prévisible des salariés des usagers ainsi que de nombreux élus de petites communes attachés à un service public présent sur tout le territoire. Après avoir évoquer l’Europe des services publics durant la campagne, le gouvernement montre une nouvelle fois son vrai visage : offrir au marché un secteur qui lui échappait et appliquer ainsi docilement la directive libérale européenne d’ouverture à la concurrence de l’ensemble du marché postal.

Pour tenter de rassurer, le gouvernement prétend que la Poste restera 100% publique malgré le changement de statut. On connait pourtant l’histoire : à chaque privatisation, l’entreprise est censée rester 100% publique, l’état est majoritaire lors de l’ouverture du capital et puis vient ensuite la privatisation totale.

Qui peut oublier la promesse récente de Sarkozy de ne pas baisser la part de l’état en dessous de 70% du capital d’EDF ?

Les promesses du gouvernement en matière de service public ne valent rien. En matière postale aussi, la droite manque de franchise. L’État trouve des milliards pour renflouer des banques privées qui s’écroulent du fait de la crise et s’apprête à se séparer d’un des services publics les plus populaires.

Pour le maintien du statut de la Poste, pour un service 100% public, une riposte unitaire est nécessaire pour bloquer ce projet avant qu’il ne passe à l’Assemblée à l’automne prochain.


Brève mise en ligne le 16 juin 2009