"Si tu ne partages pas la lutte,
 tu partageras la défaite" (Bertolt Brecht)
Le site de la Section Syndicale CGT de l'Adapei Papillons Blancs d'Alsace
Quoi de neuf chez nous?

Plan du site Archives du site Abonnement RSS
Outils CGT Playliste Mentions légales
Défouloir Massacre SPIP
Espace privé
2406621 visiteurs depuis le 01/11/2004
Dernier article publié le mercredi 4 octobre 2017
Dernière brève publiée le mercredi 1er février 2017
Contacter votre
Contacter le
Site mieux vu avec FIREFOX
Une autre information est possible : le syndicat national des journalistes CGT nous alerte

L'actualité en 2542 brèves

brève précédente    brève suivante

Une autre information est possible : le syndicat national des journalistes CGT nous alerte


Pendant que le président de la République et les patrons, profitant de la crise, continuent à casser les acquis sociaux et à faire payer les salariés, les grands groupes continuent de faire main basse sur l’information et en réduisant encore le pluralisme.

En premier lieu, les concentrations continuent dans la presse écrite. L’Yonne Républicaine et le Courrier Picard ont abandonné leur statut de coopérative pour être rachetés respectivement par La Montagne et la Voix du Nord. Ce sont deux des derniers quotidiens indépendants qui sont absorbés par de puissants groupes régionaux. La Nouvelle République du Centre-Ouest modifie, elle aussi, son statut, pour s’offrir au même groupe de la Montagne. Le Figaro, de son côté, vient d’absorber les publications du Particulier. On est tenté de se poser la question : à qui le tour demain ?

Les patrons de l’audiovisuel privé ne restent pas inactifs non plus. C’est ainsi que TF1 a définitivement pris le contrôle des chaînes du groupe AB pour investir la TNT. La profession de journaliste est sinistrée : les suppressions d’emplois et les dénonciations d’accords sociaux se multiplient. Le statut des pigistes est mis en cause par les patrons de presse et quelques syndicats. Le droit d’auteur est menacé. La convention collective est dans le champ de tir des amis des grands groupes de Nicolas Sarkozy. L’Etat montre d’ailleurs l’exemple à France Télévisions, à France 24 ou à RFI. Il asphyxie financièrement les sociétés du service public et il tente de mener à bien la privatisation rampante de l’AFP sous prétexte de moderniser son statut. Dans ces entreprises, mais aussi dans les groupes privés comme Wolters Kluwer, Hachette, Tests, etc., les mouvements sociaux se multiplient pour faire échec aux politiques du gouvernement et du patronat. Même à TF1, les journalistes ont dénoncé les méthodes de la chaîne du BTP.

Curieusement, alors que l’information est en danger, on remarque que les rubriques "médias" se réduisent à la portion congrue, comme si une consigne avait été donnée de taire ce véritable hold-up sur la démocratie. Par exemple, la récente manifestation commune des salariés de France Télévisions, de RFI, de France 24 et de l’AFP a été quasiment passée sous silence. Les journalistes précaires sont les premières victimes des politiques patronales de réduction des budgets rédactionnels. Mais les journalistes permanents voient leurs conditions de travail se dégrader au détriment de la qualité de l’information.

Enfin, les perquisitions se poursuivent dans les rédactions, comme récemment à l’Equipe.

Bref, la presse écrite et audiovisuelle est en crise comme d’autres secteurs de l’économie. La concurrence d’Internet est mise en avant pour justifier tous les mauvais coups, alors que les nouvelles technologies sont une formidable opportunité pour donner aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs une information plus complète grâce à la complémentarité des différents supports.

Le SNJ-CGT, solidaire de tous les journalistes en lutte pour la qualité de l’information et leurs emplois, appelle à une vigilance de tous les instants. Il est à la disposition de ceux qui pensent comme lui qu’une autre information est possible.


Brève mise en ligne le 22 juin 2009