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Ambulanciers en grève contre le travail gratuit

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Ambulanciers en grève contre le travail gratuit


Les salariés de la société Aunis Ambulances à La Rochelle ont enfoncé un coin dans le système injuste des horaires d’équivalence.

Un article de Laurent Mossino, paru dans Ensemble de juin 2009

Imaginez-vous travailler gratuitement pour votre employeur une journée par semaine. Ou presque une semaine par mois. C’est très exactement le régime auquel étaient soumis les quarante-cinq salariés de la plus importante société d’ambulances de La Rochelle (Charente-Maritime), en application d’un système d’équivalence horaire pourtant clairement condamné par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE, 1er décembre 2005). Les ambulanciers l’avaient d’autant plus mauvaise que leur salaire flirte allègrement avec le Smic. "On passe notre vie au travail pour un salaire de misère", tempête Clarisse, qui revendique quelques années d’ancienneté dans l’entreprise.

Jusqu’au jour où ils ont dit stop ! Ayant épuisé les voies du dialogue social avec l’employeur, la majorité des ambulanciers ont d’eux mêmes décidé de cesser le travail en organisant un piquet de grève, du jamais vu dans l’entreprise. Furieuse, la patronne les a immédiatement assignés en justice. Pour se défendre, les grévistes sont allés pousser la porte de l’union locale CGT de La Rochelle, sur les conseils de l’un d’entre eux. "J’ai été syndiquée à la CGT dans une vie professionnelle antérieure", raconte Chantal.

La grève durera trente-neuf jours. Un accord a finalement été conclu, sous l’égide de la direction départementale du travail, qui acte le passage du coefficient réducteur à 86% dès le 1er mai 2009 et à 90% au plus tard le 1er janvier 2011. "Concrètement, nous avons gagné une journée de repos supplémentaire par mois", résume Florent, l’un des chefs de file des grévistes. En outre, l’accord stipule la poursuite des négociations sur les salaires (tarif horaire, travail de nuit) à compter du 15 juin 2009. Mais la meilleure garantie pour l’avenir est encore la création du syndicat CGT dans l’entreprise avec vingt-trois nouveaux adhérents.


Brève mise en ligne le 25 juin 2009