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France Télécom : un nouveau suicide

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France Télécom : un nouveau suicide


Vendredi 11 septembre, une salariée de 32 ans se jette par la fenêtre de son bureau. C’est la 23ème victime depuis février 2008 !

"Il y a une série chronologique de suicides qui montre que dans l’entreprise en ce moment, ça déborde, parce que les salariés n’en peuvent plus. Actuellement, l’essentiel pour France Télécom, c’est qu’il y ait le plus de gens qui partent. On est dans le summum du harcèlement institutionnel et stratégique, c’est-à-dire proposer aux gens des postes dont on sait qu’ils ne les prendront pas (…) La violence du geste est proportionnelle à la violence subie". C’est Marie Pezé, experte auprès des tribunaux en psychopathologie du travail, qui parle, interrogée par l’AFP.

Face à ces drames et l’action des syndicats, la direction de France Télécom a décidé de suspendre provisoirement les mutations et a demandé à son encadrement d’être plus vigilant… Pour Marie Pezé, c’est insuffisant, car "suspendre toutes les mobilités provisoirement, ce n’est pas reprendre complètement l’organisation du travail". Et elle ajoute : "Mais la plus délétère des solutions proposées, c’est de former les managers à la détection des signes de fragilité des salariés. Ce sont les cadres qui donnent les ordres, prescrivent l’intensification du travail, les changements de postes. C’est donc à ceux qui infligent ce qui est insupportable qu’on va demander de détecter les signaux". Et elle conclut : "Il y aura d’autres suicides".

Selon les syndicats, les fonctionnaires (65% des effectifs) sont les plus exposés, tiraillés depuis la privatisation de France Télécom en 1997, entre leur idéal de service public et la politique de rentabilité d’un groupe désormais coté au CAC40.

Christian Mathorel, pour la CGT, met en cause la politique générale de France Télécom : "Le nouveau drame (…) démontre la profondeur de la crise". Or, "rien de ce qui arrive n’était imprévisible, ce sont les choix stratégiques tournés vers la recherche obsessionnelle du profit qui sont en cause".

Dans un communiqué diffusé à loa veille du 11 septembre, la Fédération CGT des Activités Postales et des Télécommunications avait rappelé ses exigences : "l’arrêt des restructurations et des mobilités forcées, le maintien et le développement des activités, des sites et des emplois de proximité, des Irp de proximité notamment les CHSCT, l’arrêt du flicage…"

La mobilisation doit trouver un prolongement unitaire notamment le 18 septembre jour de l’ouverture des négociations par la remise de cahiers revendicatifs au niveau local et le 7 octobre à l’occasion de la journée d’action internationale interprofessionnelle unitaire pour le travail décent.


Brève mise en ligne le 14 septembre 2009