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Retraite des fonctionnaires : le gouvernement marche sur des œufs

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Retraite des fonctionnaires : le gouvernement marche sur des œufs


Dans une interview à France Inter mercredi 3 mars, le ministre de la Fonction publique, Eric Woerth, semble ne pas savoir sur quel pied danser pour aborder la réforme des retraites. Sans écarter un alignement sur les salariés du régime général de la période de référence servant au calcul des pensions des fonctionnaires, il confirme cependant que la réforme s’appliquera à tous.

Dans la fonction publique la retraite est calculée sur les six derniers mois travaillés, contre les 25 dernières années pour les salariés du privé. "Les 6 mois c’est un sujet qui fâche donc je ne sais pas s’il faut le mettre sur la table… La question peut se poser", a-t-il dit, ajoutant qu’"il n’y a pas de sujet tabou mais c’est pas nécessairement le sujet principal". Il a cependant indiqué que "dans la réforme générale des retraites à venir, les mesures que l’on prendra" (âge de la retraite, taux de cotisation…) "s’appliqueront à tout le monde", secteur public et secteur privé.

Le gouvernement apparaît donc en difficulté sur cette question dont l’enjeu est d’étendre aux fonctionnaires les règles qui ont fait baisser le niveau des pensions servies depuis les réformes Balladur et Fillon. Alors que la grogne monte sur les questions d’emploi, de missions, de salaires dans les services publics, le gouvernement veut donner l’impression de déminer le terrain. Il ne renonce pas à opposer les intérêts des fonctionnaires et des salariés du privé pour imposer à tous des réformes dont les sondages récents confirment l’impopularité et le rejet par l’opinion publique.

Ces atermoiements montrent en tous cas que rien n’est encore joué sur la réforme des retraites et qu’il dépendra beaucoup de la mobilisation unitaire des salariés du public comme du privé. Celle-ci connaîtra une première étape le 23 mars prochain sur l’emploi, les salaires et les retraites.


Brève mise en ligne le 4 mars 2010