"Si tu ne partages pas la lutte,
 tu partageras la défaite" (Bertolt Brecht)
Le site de la Section Syndicale CGT de l'Adapei Papillons Blancs d'Alsace
Quoi de neuf chez nous?

    Négociations Annuelles Obligatoires 2017

    Vous trouverez ci-dessous les revendications qui ont été défendues par les Organisations Syndicales CFE/CGC, CGT et FO lors de la réunion des Négociations Annuelles Obligatoires du mardi 17 octobre 2017. Ces revendications ont l’adhésion des représentants (...)

    Négociation sur l’harmonisation des statuts : DANGER !

    Nous avons appris que l’employeur a supprimé unilatéralement 6 jours de Congés Trimestriels à certainEs salariéEs. Les Organisations Syndicales CFDT, CFE/CGC, CGT et FO appellent l’ensemble des salariéEs à faire preuve de la plus grande vigilance et à nous signaler toutes (...)

Plan du site Archives du site Abonnement RSS
Outils CGT Playliste Mentions légales
Défouloir Massacre SPIP
Espace privé
2439314 visiteurs depuis le 01/11/2004
Dernier article publié le vendredi 10 novembre 2017
Dernière brève publiée le mercredi 1er février 2017
Contacter votre
Contacter le
Site mieux vu avec FIREFOX
Sécurité sociale : Jean-François Copé propose son étatisation

Quoi de neuf ailleurs ?

article précédent    article suivant


Sécurité sociale : Jean-François Copé propose son étatisation



Dans une interview publiée vendredi 2 avril dans le journal Les Echos, le président du groupe UMP de l’Assemblée nationale Jean-François Copé propose de fusionner l’impôt sur le revenu et la CSG. Cette proposition, à laquelle la CGT s’est toujours opposée, n’est pas nouvelle. Jean-François Copé va au bout de la logique de cette fusion impôt sur le revenu/CSG en proposant la fusion des URSSAF avec la Direction générale des finances publiques (DGFIP) du ministère du Budget. Il ne s’agit rien de moins que d’une étatisation de la Sécurité sociale.

Il est clair que cette proposition impliquerait nécessairement la fusion du Budget de l’Etat et de la loi de financement de la Sécurité sociale. Cela conduirait inéluctablement à la disparition des autres branches de la Sécurité sociale : la branche maladie, la branche vieillesse et la branche famille.

Les réformes que nous avons connues depuis le Plan Juppé, quelles que soient les entorses qu’elles avaient occasionnées à la démocratie sociale, n’avaient jamais remis en cause à ce point l’un des principes fondateurs de la Sécurité sociale selon lequel cette dernière est "un service public dont la gestion est confiée à ses usagers", principe qui justifie à la fois l’autonomie de la Sécurité sociale à l’égard de l’Etat et la gestion des caisses par des représentants des organisations syndicales et patronales.

Avec la proposition de Jean-François Copé, la notion de cotisations sociales, salaire socialisé disparaîtrait : elles deviendraient un impôt comme un autre qui évoluerait au gré des politiques publiques, et pourraient par exemple être remplacées par la TVA. Les finances sociales seraient noyées dans le budget de l’Etat, et passeraient sous les fourches caudines de la RGPP, ce qui signifie en particulier qu’elles seraient soumises à un objectif indifférencié de restriction des dépenses, fondé sur une logique purement comptable. Elles seraient soumises au même traitement que préconise Jean-François Copé pour les dépenses de l’Etat, c’est-à-dire un blocage en Euros courants. En clair les dépenses d’assurance maladie ou les retraites seraient érodées tous les ans du montant de l’inflation, au nom de la réduction des déficits, et de la règle sacro-sainte pour les libéraux du refus de la hausse des prélèvements obligatoires.

La CGT ne laissera pas détruire notre Sécurité sociale solidaire. Elle mettra tout en œuvre pour mobiliser les salariés autour de réponses novatrices, pour que la Sécurité sociale réponde aux besoins des salariés et des retraités d’aujourd’hui, comme à ceux des générations futures.



Article mis en ligne le 7 avril 2010 par Laurent

Popularité de l'article :
1%

lespapillonsblancs68